Critiques Séries : Criminal Record. Saison 2. Episode 7.

Critiques Séries : Criminal Record. Saison 2. Episode 7.

Criminal Record // Saison 2. Episode 7. #2.7.

 

On approche doucement de la fin de cette deuxième saison, et Criminal Record continue de creuser le même sillon, mais avec une intensité qui monte d’un cran. Ce septième épisode montre comment une opération de grande envergure peut totalement échapper à ceux qui l’ont lancée. L’intrigue prend un virage vraiment intéressant parce que le danger ne vient plus seulement de l’extérieur ou des criminels qu'on traque. Ce sont les tensions au sein de l'équipe, les choix douteux et les erreurs qui s'accumulent qui deviennent la pire menace pour la police. Ce qui frappe le plus ici, c’est que la série délaisse un peu les ficelles classiques du thriller d'action pour filmer des trajectoires qui se fissurent. 

 

Pas besoin de grosses explosions ou de révélations totalement folles à chaque minute pour scotcher le spectateur. La vraie tension naît du fait que chaque personnage semble piloter à vue, avec ses propres motivations et sa façon de voir les choses, quitte à marcher sur les pieds des autres. June Lenker se retrouve ainsi face à des responsabilités de plus en plus lourdes à porter. Depuis la reprise de la saison, elle est au centre de tout. Dans cet épisode, elle hérite d’une situation ultra inconfortable. Propulsée aux commandes d’une cellule en crise, elle doit trancher vite alors que la confiance s’est complètement évaporée autour d’elle. 

L'écriture du personnage évite le piège de la flic infaillible qui trouve toujours la solution miracle. Elle avance dans le brouillard, décide avec des bouts d'informations, gère des collègues sur la défensive et subit la pression de sa hiérarchie. L'épisode appuie aussi là où ça fait mal en montrant l'impact de tout ça sur sa vie privée. La frontière entre son boulot et son intimité explose, et ses choix professionnels bousculent directement son entourage, ce qui donne une vraie consistance à son parcours. De son côté, Daniel Hegarty reste une énigme totale. Même quand le récit le met un peu sur la touche ou l'écarte des décisions officielles, sa présence plane sur chaque scène. 

 

C'est toute la force de ce personnage de naviguer constamment dans une zone grise. On peut légitimement tordre le nez face à ses méthodes d'ancien de la vieille, mais on est obligé de reconnaître que ses intuitions tombent souvent juste. Cette ambiguïté évite à la série de tomber dans un manichéisme simpliste. Le scénario montre bien que certains collègues sont toujours prêts à le suivre ou à fermer les yeux sur ses dérapages parce qu'il ramène des résultats. Ça pose une question de fond que la série gère très bien sans donner de leçon morale : jusqu'où peut-on franchir la ligne rouge quand on pense agir pour la bonne cause ? C’est au public de trancher, et c'est bien plus stimulant comme ça.

Au milieu de tout ça, Billy Fielding s'impose sans doute comme le personnage le plus imprévisible de cette saison 2. Son évolution est l’un des gros points forts des derniers épisodes. Ici, il touche le fond et se retrouve plus isolé que jamais. Coincé entre des flics qui se méfient de lui et un groupuscule extrémiste qui commence à sentir le roussi et à douter de sa loyauté, sa couverture ne tient plus qu'à un fil. L'écriture ne cherche pas à le dédouaner facilement de ses erreurs passées, car il traîne de sacrées casseroles. Pourtant, on ressent profondément son envie de bien faire et de se racheter. Plusieurs fois, il est à deux doigts de tout plaquer et de couper les ponts avec la police, mais la réalité le rattrape. 

 

Ces doutes internes offrent d'excellentes scènes de pure tension psychologique. L'épisode en profite aussi pour donner un peu plus d'épaisseur à Cosmo Thompson. Jusqu’ici, on le voyait surtout comme la vitrine violente et radicale du réseau. Cet épisode met en lumière une facette plus fine et politique du bonhomme, notamment sa capacité d'adaptation assez flippante. Dès que la police pense avoir un coup d'avance ou marquer un point, Cosmo trouve une parade pour retourner la situation. Sa dangerosité ne vient pas seulement de sa propension à la violence, mais de sa parfaite compréhension des codes médiatiques et des dynamiques sociales. 

Il sait comment manipuler l'opinion et garder la main, même quand il est dos au mur. On comprend que le problème dépasse largement sa simple personne et que ses idées ont déjà fait leur chemin. Le grand thème qui englobe tout cet épisode 7, c’est finalement l'illusion du contrôle. Tout le monde essaie de maîtriser les événements dans son coin. June veut driver son équipe, Hegarty veut garder sa mainmise en sous-main, Billy tente de sauver sa peau et Cosmo déroule son plan. Sauf que plus les minutes passent, plus le spectateur réalise que personne ne maîtrise l’ensemble du tableau. La mise en scène fait le choix de la sobriété, avec beaucoup de discussions dans des bureaux sombres, des briefs tactiques et des face-à-face verbalement hyper tendus. 

 

La série maintient un vrai sentiment d'urgence sans artifice, juste par la force de ses dialogues et de ses enjeux. Au final, cet avant-dernier épisode remplit parfaitement son rôle en installant les pions avant l’affrontement final. C’est le genre de polar qui préfère les dilemmes moraux et l'étude de caractères aux rebondissements spectaculaires mais gratuits. Même si le rythme prend parfois son temps pour bien poser les choses, la cohérence globale est là grâce à des personnages solides. Le duo dysfonctionnel formé par June et Hegarty reste le cœur battant de Criminal Record. Alors qu'on bascule vers le dénouement de cette saison 2, les certitudes volent en éclats et le danger n'a jamais été aussi palpable, ce qui promet un dernier épisode particulièrement explosif.

 

Note : 9/10. En bref, cet avant-dernier épisode remplit parfaitement son rôle en installant les pions avant l’affrontement final. C’est le genre de polar qui préfère les dilemmes moraux et l'étude de caractères aux rebondissements spectaculaires mais gratuits. Même si le rythme prend parfois son temps pour bien poser les choses, la cohérence globale est là grâce à des personnages solides. 

Disponible sur Apple TV

 

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G
coucou toi<br /> je connais la serie que de nom j'aimerais bien<br /> la découvrir donc a voir ce weekend j'ai un weekend of <br /> merci pour cette article bonne soiré
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