Critique Ciné : Kill Trip (2026, direct to SVOD)

Critique Ciné : Kill Trip (2026, direct to SVOD)

Kill Trip // De Kristian McKay. Avec Samaire Armstrong, Corin Nemec et Stelio Savante.

 

Un groupe de jeunes sur la route d'un festival, une caisse qui tombe en panne au milieu du Texas, un type louche dans un van qui propose de les dépanner et un motel délabré où les corps commencent à tomber. Franchement, la recette du slasher, on la connaît par cœur. Ça peut donner une série B très efficace quand c'est fait avec un minimum d'idées ou de tripes. Le problème, c'est que Kill Trip réussit l'exploit d'être un désastre absolu du début à la fin. On est sur un bon gros zéro pointé. Pourtant, le film tente de faire illusion dès le générique avec une séquence façon bande dessinée animée plutôt bien foutue. On se dit naïvement que le réalisateur a une vraie personnalité visuelle à proposer. Fausse alerte. 

 

En route vers un festival de musique au Texas, un groupe d'amis monte dans le van d'un chauffeur charismatique. Mais quand des disparitions commencent, leur priorité devient de rester en vie.

 

Cette idée graphique sympa est balancée aux oubliettes dix minutes plus tard pour ne réapparaître qu'en coup de vent à la fin, histoire de nous rappeler ce que le métrage aurait pu être s'il avait eu un semblant de cerveau. Une fois l'intro expédiée, le calvaire commence. On suit Katy et sa bande de potes en plein trajet. Quand la voiture lâche, ils montent sans hésiter avec Dallas, un mec qui transpire le profil de psychopathe à dix kilomètres. À partir de là, le scénario s'emmêle les pinceaux d'une force rarement vue. Voulant jouer les fins limiers, le film empile les faux indices et les suspects avec une lourdeur gênante. À force d'essayer de nous perdre pour créer du mystère, le récit devient juste confus et poussif. 

 

On ne cherche même plus à deviner qui est le tueur, on attend juste patiemment que ça se termine. Côté rythme, c'est l'électrocardiogramme plat. Vendu comme un slasher à combustion lente, Kill Trip confond malheureusement tension dramatique et ennui mortel. La majeure partie du temps est meublée par des bavardages interminables. Les dialogues sonnent tellement faux qu'ils en deviennent involontairement comiques. Quant aux personnages, ils enchaînent les décisions les plus stupides possible. Au lieu de trembler pour eux quand les meurtres arrivent enfin, on se prend ouvertement à encourager le tueur pour qu'il les achève plus vite. C'est d'autant plus énervant que les acteurs font ce qu'ils peuvent avec le vide intersidéral qu'on leur a donné à jouer. 

 

Même constat pour les décors du motel et quelques maquillages sanglants qui tiennent la route. Mais ces rares éclairs d'efficacité sont immédiatement bousillés par des effets numériques baveux, des cadrages foirés et un montage complètement aux fraises. Quant au fameux twist du dernier acte, il atteint des sommets d'incohérence. Le dénouement tombe comme un cheveu sur la soupe, sans aucun sens ni aucune logique, laissant juste un sentiment de perplexité face à tant d'amateurisme.

 

Note : 0/10. En bref, Kill Trip est l'exemple parfait du projet qui coche toutes les mauvaises cases. Il n'y a pas d'angoisse, pas de rythme, pas de suspense. Rien. Si vous cherchez un vrai moment de frisson, passez votre chemin : ce naufrage ne vaut absolument pas le coup d'œil.

Prochainement en France en SVOD

 

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