Facebook 𝕏Twitter Contact Soutenir

Films · Séries · Streaming — sans filtre

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 12, épisode 2), Chicago Fire (Saison 15, épisode 2), Chicago PD (Saison 14, épisode 2)

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 12, épisode 2), Chicago Fire (Saison 15, épisode 2), Chicago PD (Saison 14, épisode 2)

Chicago Med // Saison 12. Episode 2. Third Rails.

 

Après un premier épisode sous haute tension marqué par la fusillade lors d’un mariage, la saison 12 de Chicago Med enchaîne avec « Third Rails ». On retrouve l’équipe du Gaffney Medical Center face à une situation d'urgence particulièrement lourde : la prise en charge de plusieurs ados victimes d’un jeu complètement stupide et dangereux dans le métro. C’est un épisode très axé sur l’émotion et les cas de conscience, tout en faisant progresser le quotidien des médecins. Dans l'ensemble, l'histoire fonctionne bien et prend aux tripes, même si certaines décisions des scénaristes me laissent clairement perplexe.

 

Le fil rouge de la soirée repose sur l’arrivée de trois jeunes adeptes du subway surfing, cette pratique qui consiste à grimper sur le toit des rames en mouvement. Sans surprise, le bilan est terrible. Les soignants doivent réagir à la hâte, notamment pour Christian et Nolan, deux frères arrivés dans un état critique. Malgré tout ce que tente l'équipe, le sort ne sera pas le même pour chacun d'eux. On ne va pas se mentir, la suite reste assez prévisible dans sa construction. En observant les premières minutes, on comprend très vite que l'issue ne sera pas heureuse pour tout le monde. Pourtant, le drame garde une vraie force narrative. La culpabilité immense de Christian et le désespoir de leur père touchent juste. 

 

Côté soignants, la tension monte aussi d'un cran face à un vrai problème éthique : jusqu'où peut-on cacher la vérité à un patient pour éviter que son état ne s'aggrave sous l'effet du choc ? Le cas de Samara s'avère tout aussi marquant. Gravement touchée, la jeune fille refuse catégoriquement une opération qui pourrait pourtant lui sauver la vie, terrifiée à l'idée de perdre sa mobilité et de gâcher son avenir. C'est Hannah Asher qui se retrouve en première ligne pour tenter de lui faire entendre raison. C’est exactement là que la série brille le plus : quand elle dépasse le simple diagnostic médical pour creuser la psychologie des patients et comprendre ce qui les pousse à prendre des risques ou à baisser les bras.

 

Le retour d’Hannah à l’hôpital après la naissance de la petite Mabel apporte une vraie touche personnelle à l’épisode. Séparer son rôle de mère de son travail n'a rien d'évident, et ce retour sur le terrain montre bien tout le chemin qu'elle a parcouru depuis ses débuts. Son échange avec Samara prend d'ailleurs une tournure particulière quand elle décide de s'appuyer sur sa propre trajectoire pour l'aider à relever la tête. C’est une belle scène, très juste, qui donne de la consistance à leur échange et confirme la belle évolution du personnage au fil des ans. De son côté, Mitch Ripley se retrouve à gérer Ellen, une mère de famille dont l'histoire résonne fort avec son propre vécu d'enfant. 

 

En discutant avec le docteur Charles, il finit par réaliser que derrière les réactions étranges de sa patiente se cache une douleur bien plus ancienne. Ce parallèle avec sa vie personnelle reste intéressant à suivre, même si j'ai l'impression que les scénaristes refusent catégoriquement de lui accorder la moindre accalmie. Après tout ce qu'il a traversé récemment, le personnage se retrouve encore une fois plongé dans ses vieux traumatismes. Si le côté médical tient la route, le traitement de la vie amoureuse de John Frost me laisse vraiment sur ma faim. Sa relation avec Naomi Howard semble déjà balayée d'un revers de main, la jeune femme étant partie poursuivre une formation à Portland. 

 

Quand on pense à tout le temps investi dans leur rapprochement à la fin de la saison précédente, cette rupture expédiée en deux lignes paraît vraiment bâclée. C’est franchement dommage. Naomi avait réussi à trouver sa place au sein de l'équipe, aussi bien dans les cas médicaux que dans les intrigues secondaires. La faire disparaître du jour au lendemain donne l’impression désagréable que la production jette une bonne piste à la poubelle sans prendre la peine de la conclure correctement à l’écran. Frost méritait mieux que de servir de prétexte à une énième amourette oubliée en trois épisodes. Pendant ce temps, les guerres internes et administratives continuent de pourrir l'ambiance des couloirs. 

 

Miranda Sloan cherche à réorganiser les urgences en aménageant un nouvel espace pour absorber le flux de patients, une initiative qui ne manque pas de faire bondir Archer. Mais derrière ces querelles de pouvoir, une porte inattendue s'ouvre pour Sharon Goodwin. Alors qu'elle envisageait sérieusement de démissionner pour couvrir Doris, Sharon pourrait finalement trouver une sortie par le haut en revenant au contact direct des malades. L’idée de la revoir sur le terrain au lieu de rester bloquée derrière un bureau apporte un vent de fraîcheur très intéressant pour ce personnage historique.

 

Note : 6/10. En bref, ce deuxième épisode de la saison 12 propose une intrigue médicale solide et émouvante, portée par d'excellents moments avec Hannah et Ripley. Le tableau est malheureusement un peu gâché par la gestion catastrophique du départ de Naomi. La série prouve qu'elle sait toujours traiter les failles humaines et la pression du milieu hospitalier, mais j'espère vraiment que les prochains épisodes prendront le temps de respecter leurs propres histoires au lieu de précipiter les choses.

 

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 12, épisode 2), Chicago Fire (Saison 15, épisode 2), Chicago PD (Saison 14, épisode 2)

Chicago Fire // Saison 15. Episode 2. Rattle the Cage.

 

Après une reprise qui cherchait encore son rythme, Chicago Fire enchaîne avec l’épisode 2 de sa saison 15, intitulé « Rattle the Cage ». La caserne 51 s'adapte à son nouveau paysage : Kelly Severide prend ses marques en tant que capitaine, tandis que les scénaristes continuent de pousser les petits nouveaux sur le devant de la scène. Si certaines lignes narratives fonctionnent très bien, d'autres rappellent un peu trop des dynamiques qu'on connaît déjà par cœur. La promotion de Severide au grade de capitaine change forcément la donne dans son couple avec Stella Kidd. Jusqu'à présent, ils travaillaient côte à côte avec une grande autonomie. Désormais, Kelly devient le supérieur hiérarchique direct de sa propre femme.

 

Ce changement de statut apporte un vrai sujet sur la table. Même dans un couple aussi solide que le leur, mélanger travail et vie privée n'est jamais simple. Severide peut-il valider les choix de Stella sans qu'on l'accuse de favoritisme ? Et Stella peut-elle garder toute son autorité auprès des effectifs sans que certains s'imaginent qu'elle profite d'un passe-droit ? La bonne idée des scénaristes, c'est d'éviter d'alimenter une dispute artificielle de plus. L'épisode comprend bien que la tension vient d'abord du regard des autres et de la pression extérieure. C'est un virage rafraîchissant pour le duo Stellaride, qui s'éloigne enfin des éternelles scènes de ménage suivies de réconciliations express. 

 

Il reste à espérer que la série maintienne cette trajectoire sur la durée plutôt que d'en faire un simple prétexte d'un soir. En revanche, le traitement réservé aux petits nouveaux commence à lasser. La série leur accorde beaucoup de temps d'écran, mais ces jeunes pompiers semblent plus occupés par leur place dans la caserne que par le travail d'équipe. La rivalité entre Vasquez et Burke en est la preuve. Elle prend une place énorme alors qu'on n'a pas encore eu le temps d'attacher un réel intérêt à ces visages. Burke reste un personnage assez antipathique avec ses provocations, et l'impulsivité de Vasquez ne l'aide pas vraiment à sortir du lot. 

 

Le souci ne vient pas du fait qu'ils fassent des erreurs, ce qui pourrait au contraire créer de très bons arcs narratifs. Le problème, c'est que la série réutilise toujours la même recette : un nouveau débarque plein de certitudes, provoque des étincelles, puis finit par se faire remettre à sa place. On a déjà vu ce scénario défiler des dizaines de fois. Vasquez a pourtant un potentiel intéressant dans sa relation professionnelle avec Stella, à condition de ne pas le résumer à ses colères. L'intrigue secondaire menée par Violet et Novak apporte un vrai plus à cet épisode. En se frottant à une histoire de facturation médicale douteuse et à ses répercussions sur les patients, le duo se retrouve plongé dans un enjeu concret et ancré dans le réel, loin des disputes de vestibule.

 

Leur complicité fonctionne à merveille. Au fil des épisodes, les deux ambulancières ont trouvé un équilibre très agréable à suivre. Chacune apporte sa propre vision des choses sans chercher à écraser l'autre. Cette histoire rappelle pourquoi la série touche juste quand elle se concentre sur le côté humain du métier. Elle s'inscrit aussi dans la continuité du premier épisode et de ce que traverse Cruz après sa blessure. Espérons seulement que ce sujet aura des répercussions sur la suite et ne sera pas oublié dès la semaine prochaine. Pour finir sur une note plus douce, Mouch apporte un peu d'humour avec ses projets d'écriture. Une petite respiration bienvenue qui fait du bien au milieu des tensions ambiantes.

 

Avec cet épisode 2, Chicago Fire montre de belles choses du côté de Severide, Stella, Violet et Novak. Les évolutions de carrière apportent de l'air frais et la crédibilité est au rendez-vous. Mais les mauvaises habitudes ont la vie dure. Si la série veut éviter de tourner en rond comme la saison précédente, elle va devoir trouver mieux que des querelles d'égos chez les nouvelles recrues. Redistribuer les casquettes et les grades ne suffira pas s'il s'agit de repasser par les mêmes histoires. L'ensemble pose des bases intéressantes, mais la saison 15 doit encore prouver qu'elle sait renouveler sa formule en profondeur.

 

Note : 6/10. En bref, cet épisode offre une belle évolution à la relation Severide-Kidd et brille grâce à l'intrigue humaine menée par Violet et Novak, apportant de la maturité au récit. En revanche, la série retombe dans ses travers avec des recrues caricatures aux rivalités répétitives, montrant que la saison 15 doit encore faire ses preuves pour renouveler sa formule.

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 12, épisode 2), Chicago Fire (Saison 15, épisode 2), Chicago PD (Saison 14, épisode 2)

Chicago PD // Saison 14. Episode 2. Don’t Blink.

 

Le départ d’un flic présent depuis le tout début, ça ne se bâcle pas. Avec ce deuxième épisode de la saison 14 intitulé « Don’t Blink », Chicago PD boucle une grande étape en offrant à Kevin Atwater une sortie à la hauteur de ce qu’il incarne depuis le jour un. Pas de coup d'éclat hollywoodien ou de drame forcé, mais un choix viscéral et émouvant : celui de penser enfin à son avenir en dehors du boulot. Après un premier épisode centré sur le changement et les blessures de Voight et d’Imani, la série bifurque vers une autre manière de grandir. Évoluer, ce n'est pas forcément devenir une autre personne. Parfois, c'est juste admettre que nos priorités ont changé et qu'on ne veut plus sacrifier les mêmes choses.

 

Depuis ses premiers pas dans l'unité, Kevin a toujours joué le rôle du pilier. Le gars fiable, carré, protecteur, qui prend tout sur ses épaules sans jamais broncher. Son passé l'a construit comme ça : il a dû porter les siennes très jeune, apprendre à gérer la galère et avancer en solo. Sauf qu'aujourd'hui, la donne a changé. Son rôle de père vient foutre un coup de pied dans cet équilibre. Quand tu as un gamin qui t'attend à la maison, tu ne regardes plus ton insigne de la même façon. Le métier de policier à Chicago comporte des risques quotidiens, et Kevin ne peut plus faire comme si ses interventions musclées n'avaient aucun impact sur son fils.

 

Le plus réussi dans l'écriture, c'est que cette décision ne ressemble pas à une fuite. Atwater n'abandonne pas ses convictions. Au contraire, il fait exactement ce qu'il a toujours fait : faire passer ceux qu'il aime avant son propre ego. Il a passé des années à porter sa famille de sang, puis sa famille de cœur au district, sans jamais calculer ce que ça lui coûtait. Là, il choisit simplement le gamin qu'il élève. La facilité pour les scénaristes aurait été de nous sortir une fusillade mortelle ou un drame larmoyant pour justifier son départ. À la place, la série lui donne la clé de sa propre porte de sortie. Il décide de poser sa plaque. C’est un détail qui change tout et qui rend hommage à la trajectoire du personnage.

 

Du côté de l’enquête, « Don’t Blink » ne révolutionne clairement pas le genre. L'affaire de la semaine reste ultra classique, limite prévisible. Les péripéties sur le terrain sont juste là pour nourrir le conflit intérieur de Kevin et lui rappeler le prix à payer s'il reste dans l'engrenage. Franchement, le dossier ne laissera pas un souvenir impérissable. Ce manque de relief dans le script s'explique facilement : tout le timing est bouffé par la sortie d'Atwater. J'aurais quand même aimé que cette ultime affaire résonne un peu plus fort avec son passé, ou qu'on lui offre une dernière scène d'action mémorable pour marquer le coup. Sur le terrain, Kevin fait du Atwater jusqu'au bout. Il veut protéger, arrondir les angles, éviter les casse-pattes. 

 

Mais il se heurte une fois de plus à la dure réalité de la rue : on ne sauve pas tout le monde, peu importe son niveau d'implication. Cette impuissance, il la traîne depuis treize saisons. C'est la dernière leçon qu'il prend avant de rendre ses clés. L'épisode ne cherche pas le spectaculaire, il préfère regarder ce qui se passe dans la tête du bonhomme au moment de faire ses cartons. Forcément, ce départ secoue tout le district. Atwater n'était pas un simple coéquipier pour Ruzek ou Burgess. Il était le tempérant, le gars qui apportait un peu d'humanité et de bon sens au milieu du marasme ambiant et des méthodes borderline de Hank Voight. Sa sortie remet en lumière cette proximité unique qui lie les membres de la brigade. 

 

Ils se sont construits une famille de substitution sur les scènes de crime, même si cette solidarité ne suffit pas toujours à colmater les brèches. Le parallèle avec le reste de l'équipe est d'ailleurs assez frappant. D'un côté, Voight continue de payer ses vieux démons et Imani tente de survivre à la perte de sa sœur. De l'autre, Kevin décide d'interrompre le massacre avant d'y laisser sa peau ou son âme. Il ne gagne pas contre la violence de la ville, il décide juste de protéger ce qu'il lui reste de vie personnelle. C'est vraiment dans sa dernière ligne droite que l'épisode touche juste. Kevin s'en va la tête haute, par la grande porte. Pas de cadavre, pas de cliffhanger bidon pour nous faire croire qu'il pourrait revenir dans trois épisodes. 

 

Il part parce qu'il l'a décidé, avec la perspective de rentrer chez lui le soir sans que ce soit un miracle. Il ne part pas non plus la conscience totalement tranquille. On sent que les fantômes de ses affaires ratées vont le suivre un moment, parce qu'il est fait comme ça. Mais c'est précisément ce qui rend la séquence crédible. Il ne se transforme pas en bisounours du jour au lendemain. Pour le coup, la formule fonctionne parce que la série garde du respect pour son personnage. 

 

Note : 6/10. En bref, après avoir passé des années à colmater les fuites pour les autres, Kevin s'accorde enfin le droit de penser à lui. Un départ sobre, propre, sans surenchère, qui laisse un vrai vide derrière lui. À voir maintenant comment la brigade va tourner la page sans son membre le plus solide.

Cet article t'a plu ?

Blog indépendant, sans sponsor. Un petit geste aide à le faire vivre.

Soutenir
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Retour à l'accueil
À propos
delromainzika

Moi c'est Romain, Lyonnais, accro aux écrans depuis toujours. En 2006, j'ai commencé à écrire mes avis sur les séries que je regardais… et je ne me suis jamais arrêté. Vingt ans et plus de 900 séries plus tard, je continue de tout regarder, épisode par épisode : les grosses sorties Netflix, les pépites qui passent sous les radars, les séries qu'on suit depuis dix saisons et les films qui font parler. Mes critiques sont franches, parfois enthousiastes, parfois sévères, toujours sincères. Bref, si vous ne savez pas quoi regarder ce soir, vous êtes au bon endroit 🍿
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog