Facebook 𝕏Twitter Contact Soutenir

Films · Séries · Streaming — sans filtre

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 12, épisode 4), Chicago Fire (Saison 15, épisode 4), Chicago PD (Saison 14, épisode 4)

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 12, épisode 4), Chicago Fire (Saison 15, épisode 4), Chicago PD (Saison 14, épisode 4)

Chicago Med // Saison 12. Episode 4. Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow.

 

De retour au cœur des urgences, Sharon Goodwin creuse discrètement l'enquête sur Miranda Sloan dans ce quatrième épisode de la saison 12 de Chicago Med. Mais le Gaffney Medical Center ne manque pas d'autres tensions. Entre une naissance qui bascule dans le drame, des secrets de famille lourds à porter et une rivalité naissante entre Frost et Annie Wu, « Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow » enchaîne les séquences intenses. Certains personnages révèlent enfin leurs véritables intentions. La confrontation entre Goodwin et Sloan porte clairement l'épisode. Reprenant ses marques en tant qu'infirmière, Sharon cherche à percer les véritables projets de Miranda avec l'appui d'un administrateur. 

 

Le constat s'avère lourd : Sloan ne vise pas seulement une réorganisation interne, elle cherche à s'emparer de la direction générale de l'hôpital. Cette découverte donne toute sa dimension au conflit qui s'installe depuis le lancement de cette saison. Miranda dépasse le stade des choix contestables pour centraliser un maximum de pouvoir. Sa décision de placer Ripley à la tête des urgences à la place d'Archer interpelle d'ailleurs tout le monde. Cette nomination ressemble davantage à un calcul politique qu'à un choix purement médical. Voir Goodwin revenir au premier plan fait un bien fou à la série. Son retour sur le terrain modifie totalement ses interactions avec le reste de l'équipe. 

 

Elle doit apprendre à déléguer le rôle de directrice sans pour autant se plier bêtement aux ordres. Côté médical, le parcours de la jeune femme enceinte offre le passage le plus dur à encaisser. Prise en charge par Asher et Kai Tanaka après une mauvaise chute, la future maman voit son accouchement virer au cauchemar. Malgré une opération en urgence et l'investissement total des équipes, le bébé ne survient pas. Annoncer cette terrible nouvelle aux parents plonge Hannah dans une détresse immense. Elle encaisse ce choc de plein fouet et peine à cacher sa peine. Certains reprocheront peut-être un manque de distance, mais cette réaction montre surtout que les soignants gardent une part d'humanité face aux tragédies quotidiennes.

 

La discussion improvisée avec Archer sur le toit offre une vraie bouffée d'oxygène. Lui-même hanté par la perte d'un jeune patient, il trouve les mots justes pour l'apaiser. Leur lien se renforce naturellement, sans forcer une idylle artificielle. Ce type d'échange vaut largement mieux que les romances cousues de fil blanc. Le docteur Charles partage une intrigue très réussie avec le docteur Abrams. Ce dernier s'inquiète pour sa fille Lucy, épuisée par la charge mentale liée aux soins de sa mère. Charles repère chez l'adolescente des gestes répétitifs qui déclenchent rapidement une crise d'angoisse. L'intervention du psychiatre aborde le sujet des troubles obsessionnels compulsifs avec beaucoup de justesse, sans enfermer Lucy dans son diagnostic. Abrams, d'abord braqué, doit réaliser qu'il ne peut pas tout régler seul pour sa fille. 

 

Cette faille dans son assurance habituelle rend la situation encore plus touchante. La compétition entre John Frost et Annie Wu prend une tournure pour le moins déplaisante. Alors que Frost hésite à postuler au poste de chef des résidents, Wu profite de son hésitation pour doubler la mise. Elle n'hésite pas à s'approprier son travail sur le dossier d'un jeune patient. Ce coup bas confirme le tempérament de la nouvelle recrue : loin d'être simplement froide, elle semble prête à écraser les autres pour réussir. Frost finit par poser sa candidature, ouvrant la voie à des passes d'armes musclées pour la suite.

 

Note : 6/10. En bref, avec cet épisode 4, Chicago Med confirme la solidité de sa saison 12 en misant sur des enjeux humains et professionnels bien ficelés. L'arc dramatique d'Hannah apporte une vraie profondeur, tandis que l'enquête de Goodwin insuffle un vrai suspense face à une Miranda plus ambitieuse que jamais. La suite s'annonce explosive au Gaffney Medical Center.

 

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 12, épisode 4), Chicago Fire (Saison 15, épisode 4), Chicago PD (Saison 14, épisode 4)

Chicago Fire // Saison 15. Episode 4. The Perfect Arson.

 

Après trois épisodes très focalisés sur la réorganisation interne de la caserne 51, la saison 15 de Chicago Fire ralentit un peu le rythme et s'accorde une vraie pause avec « A Perfect Arson ». Pour ce quatrième rendez-vous de l'année, la production met sciemment de côté une bonne partie de l'équipe pour braquer ses projecteurs sur Kelly Severide et Stella Kidd. Tous deux se retrouvent projetés au milieu d’une enquête pour incendie criminel particulièrement sombre. C'est un choix narratif qui me plaît, car il permet de reconnecter Severide avec ce qui fait sa force depuis les débuts, tout en apportant des réponses concrètes sur son positionnement professionnel actuel. 

 

Et pour une fois dans cette saison, ce type de recentrage fonctionne vraiment bien. L'histoire démarre sur les chapeaux de roue quand un représentant du FBI vient chercher Severide pour tirer au clair l'incendie criminel qui a ravagé le domicile d'un juge. Le dossier s'avère vite lié à une vieille affaire d'il y a seize ans, sur laquelle Kelly avait bossé à l'époque aux côtés de Van Meter et d'un agent de l'ATF. L'ambiance bascule rapidement vers quelque chose de plus lourd et inquiétant. Entre décors abandonnés et tension sous-jacente, la réalisation frôle presque le style d'un épisode spécial Halloween. Ce retour brutal aux investigations sur les feux suspects me fait un bien fou. 

 

Ces dernières années, j'avais un peu le sentiment de voir Severide coincé entre deux chaises, partagé entre ses responsabilités de pompier classique à la 51 et son attirance évidente pour la recherche des causes d'incendie. La saison 14 avait tellement insisté sur un possible départ définitif vers l'OFI qu'on ne savait plus trop sur quel pied danser. Replacer cette compétence au centre du jeu permet de se rappeler à quel point cela fait partie de son ADN. Ce qui me saute aux yeux dans cet épisode, c'est surtout la mise au point sur son futur. Stella révèle que Kelly avait déjà rédigé l'ensemble des papiers pour demander son transfert avant que Cruz ne se blesse gravement. Autrement dit, sa présence à la caserne 51 en ce début de saison 15 tenait plus du concours de circonstances que d'un choix totalement affirmé. 

 

Savoir qu'il avait franchi l'étape administrative change complètement la lecture de ses doutes passés. Ce n'était pas juste un coup de tête ou une passade : il voulait tourner la page. Même si je me doutais bien que le personnage ne quitterait pas le casting du jour au lendemain, cette mise au point apporte une consistance bienvenue à son arc narrative. Dans tout ça, Stella Kidd refuse d'être une simple spectatrice. Même si Severide possède une solide réputation sur ce terrain, sa compagne ne joue pas les potiches. Elle prend des initiatives, mène ses propres recherches et apporte un œil neuf à l'investigation. J'aime énormément voir cette dynamique à l'écran. 

 

Stella a prouvé depuis longtemps son leadership et sa finesse d'analyse sur le terrain. L'enfermer dans un rôle d'épouse qui suit sagement son mari aurait été une grave erreur d'écriture. Ici, elle s'impose comme une professionnelle aguerrie, et son association directe avec Van Meter donne du relief au récit. Cela ouvre d'ailleurs une perspective intéressante pour les épisodes à venir : et si le compromis parfait résidait dans le fait que Severide bascule à l'OFI pendant que Stella prend une place encore plus importante au sein de la caserne 51 ? Rien n'est gravé dans le marbre, mais cela collerait parfaitement avec le chantier de restructuration amorcé depuis le season premiere. 

 

L'épisode 2 posait la question des frictions créées par la promotion de Kelly au-dessus de Stella. Cette fois, la série traite leur lien sous un angle bien plus gratifiant, axé sur la complémentarité de leurs compétences respectives. Au bout de quinze ans d'antenne, l'écriture d'un couple comme "Stellaride" relève parfois du casse-tête. La tentation est grande de fabriquer des disputes artificielles pour créer du suspense. Heureusement, cet épisode privilégie la complicité. Ils ne tombent pas d'accord sur tout, mais ils se parlent et s'écoutent. C'est cette maturité que j'ai envie de voir chez eux désormais. Au milieu de la tension, l'épisode remet discrètement sur la table la question de leur désir de famille. 

 

Entre les épreuves passées autour de l'adoption et le choc de la fausse couche de Stella, le sujet ne pouvait pas rester indéfiniment sous le tapis. L'épisode ne tranche rien, mais il a au moins le mérite de reconnaître que le dossier reste ouvert. Au final, « A Perfect Arson » s'apparente à une belle parenthèse. L'absence d'une grande partie de l'équipe habituelle se remarque forcément, car la série tire souvent sa sève des échanges de groupe. Mais se concentrer uniquement sur ce duo permet de respirer et de donner un second souffle à l'intrigue globale. Le duo Severide-Kidd prouve une fois de plus qu'il demeure l'une des colonnes vertébrales de la franchise. Chicago Fire n'a pas besoin de chambouler l'intégralité de son concept pour captiver : il lui suffit d'accorder une vraie trajectoire à ses figures historiques.

 

Note : 5.5/10. En bref, « A Perfect Arson » s'apparente à une belle parenthèse. L'absence d'une grande partie de l'équipe habituelle se remarque forcément, car la série tire souvent sa sève des échanges de groupe. Mais se concentrer uniquement sur ce duo permet de respirer et de donner un second souffle à l'intrigue globale. 

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 12, épisode 4), Chicago Fire (Saison 15, épisode 4), Chicago PD (Saison 14, épisode 4)

Chicago PD // Saison 14. Episode 4. My Eye, My Call.

 

Après le départ de Kevin Atwater, la série devait trouver une suite logique sans nous sortir un vulgaire clone pour boucher les trous. C’est la mission de ce quatrième épisode de la saison 14, intitulé « My Eye, My Call ». On y découvre Donovan Watts, un flic de terrain qui tranche carrément avec le reste de la bande. Et j’avoue que ça me fait du bien. Son arrivée apporte l’air frais dont cette saison avait besoin pour retrouver un vrai rythme. Le scénario prend le temps de nous l’installer sur son propre terrain avant de le balancer chez Voight. C'est un parti pris que je trouve très malin. On pige direct sa façon de bosser, ce qu’il a dans le ventre, mais aussi les travers qui risquent de lui coûter cher très rapidement.

 

Donovan Watts, c’est le genre de mec incapable de fermer les yeux. Dès les premières minutes, le ton est donné. Alors que son coéquipier espère juste plier sa journée tranquillement pour aller voir le spectacle de danse de sa fille, Watts repère une voiture volée et saute dessus. L'intervention tourne mal, très vite. Bernie, un gamin de 17 ans qu’il connaît bien, se prend une balle et se retrouve entre la vie et la mort. Watts tente tout pour le sauver sur le trottoir. Il sait que le jeune cherchait seulement à dépanner sa famille, et cette proximité rend l’instant particulièrement dur. On sent que le flic culpabilise, conscient qu’un autre choix aurait évité le carnage. C’est là toute la complexité du personnage. Il n’arrive pas à décrocher. 

 

Quand certains collègues préfèrent finir leur service au calme, lui voit un problème et veut le régler dans la minute, peu importe l’heure ou les risques. C'est noble, mais c’est aussi hyper dangereux. Son partenaire a beau le prévenir que ce tempérament va le détruire, Watts écoute à peine. Cette affaire le ramène naturellement vers l’équipe de Voight. En duo avec Ruzek, il s’immerge dans une enquête sombre touchant un réseau de gamins pris dans le trafic d’armes et de drogue. La mort de Bernie n’est que le reflet d’un engrenage débile alimenté par des ados totalement dépassés par leurs actes. Mais Watts ne se contente pas d’aligner des suspects. Il habite le coin, connait les gens, et ressent une forme de responsabilité personnelle. 

 

Cette ancrage local me rappelle les premières saisons de la série, une époque où les patrouilles de rue avaient une vraie place à l’écran. La tension monte d'un cran lors d’une descente dans une maison où un enfant est coincé. Voight ordonne de stopper et d’attendre les renforts, mais Watts n’en fait qu’à sa tête et rentre dès qu’il sent le gamin en danger. L'intention est bonne, mais sa désobéissance met tout le monde dans la panade. Face aux jeunes armés, il tente le tout pour le tout, essaie de négocier, propose même de sortir du cash de sa poche pour éviter l’affrontement. Ça ne suffit pas, la situation part en vrille et Ruzek doit intervenir en tirant sur l’un d’eux. La détresse de Watts juste après en dit long. 

 

Il ne comprend pas pourquoi ces jeunes s’obstinent à pourrir leur vie. Derrière sa colère, il y a surtout une immense frustration de voir des adolescents se détruire alors qu'il pense toujours pouvoir les sortir de là. L’arrivée de ce nouveau flic tombe au moment où l’unité accuse encore le coup. Kevin Atwater s'en est allé à la fin de l’épisode 2, choisissant de se consacrer à sa fille et de s'éloigner du danger. C’était une sortie propre et raccord avec son évolution. Remplacer un tel profil par un duplicata aurait été une grosse erreur. Watts n’a rien à voir avec Atwater, et c’est tant mieux. Kevin restait le membre posé, calme, toujours mesuré. Watts tourne à l'instinct, agit parfois sur un coup de tête, et amène une énergie brute qui risque d’entrechoquer les habitudes de la brigade. 

 

Sa présence permet de reconnecter la série à la réalité du terrain, une recette qui fonctionnait si bien à l'époque de Burgess et Atwater en uniforme. En fin d'épisode, Voight finit par lui proposer un siège chez Intelligence. On comprend enfin d'où vient son surnom de « Penny » : comme une petite pièce perdue, il finit toujours par refaire surface là où on ne l’attend pas. Le bonhomme arrive quand même avec son lot de mystères. Son passage par la police de Durham reste très flou, avec une période d'ombre protégée par le secret légal. C'est le genre de sous-intrigue qui peut devenir passionnante si les scénaristes la développent correctement par la suite. On attend aussi de voir les liens avec la mort de LaSean, l'ancien indic de Voight retrouvé refroidi dans son véhicule.

 

Note : 7.5/10. En bref, cet épisode fait un bien fou. Watts n’est pas le flic parfait tiré à quatre épingles. Il est parfois agaçant, trop impulsif, mais habité par une vraie humanité. J'ai vraiment hâte de découvrir sa place au milieu du trio Voight, Ruzek et Burgess. Chicago PD prend le risque du changement plutôt que le réchauffé, et c'est assurément le meilleur moyen de relancer la machine pour le reste de la saison.

Cet article t'a plu ?

Blog indépendant, sans sponsor. Un petit geste aide à le faire vivre.

Soutenir
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Retour à l'accueil
À propos
delromainzika

Moi c'est Romain, Lyonnais, accro aux écrans depuis toujours. En 2006, j'ai commencé à écrire mes avis sur les séries que je regardais… et je ne me suis jamais arrêté. Vingt ans et plus de 900 séries plus tard, je continue de tout regarder, épisode par épisode : les grosses sorties Netflix, les pépites qui passent sous les radars, les séries qu'on suit depuis dix saisons et les films qui font parler. Mes critiques sont franches, parfois enthousiastes, parfois sévères, toujours sincères. Bref, si vous ne savez pas quoi regarder ce soir, vous êtes au bon endroit 🍿
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog