29 Mars 2011
L'Agence // De George Nolfi. Avec Matt Damon et Emily Blunt.
C'est certainement un de ces films qui à une excellente idée mais qui la noie dans une pauvre histoire d'amour (le parallèle avec Inception serait mal venu au vu de la prouesse qu'était ce dernier). Non, L'Agence est un film à la cambrure plutôt bien trouvée, une idée de base excellente, un casting surtout convainquant chez les femmes : Emily Blunt en est presque troublante mais voilà, le traitement en histoire d'amour pourri un peu la pomme et c'est dommage. Ce serait resté sous-jacent, ça aurait été pas plus mal.
Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l'avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu'il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains...
L'histoire est simpliste en fait mais complexe quand on voit le film. J'ai eu du mal à plonger dans cette univers de portes et de plans. Je ne savais pas trop ce qu'étais ce film. Il nage entre le Richard Kelly intriguant et le film grandiloquent qui veut en faire des caisses pour satisfaire son public. Matt Damon en Chuck Norris, euh non, Dean Norris de la politique était plus marrant qu'autre chose. Il a toujours sa tête de jeunot et c'est toujours sympa de voir qu'il n'a pas l'air de vieillir. Cet acteur en devient presque intemporel. Bref, il est convainquant et ce rôle lui colle à la peau. Même son de cloche pour la belle Emily Blunt qui réalise encore une fois une jolie performance. Cette actrice est une vraie révélation pour moi depuis le bouleversant Sunshine Cleaning.
Alors L'Agence souffre d'un traitement superficiel. Son sujet pourtant très intéressant reste en surface pour tenter de réunir tout au long du film les deux amoureux éperdus. J'aurais peut être préféré qu'on joue un peu plus de Norris l'ennemi de ces puissances hommes au chapeau. Le scénario prend donc des facilités et c'est dommage. Mais le divertissement est à la hauteur. Le rythme haletant de certaines scènes permet de garder le téléspectateur au fond de son siège avec intérêt. Je suis donc plutôt satisfait. L'émotion à la fin du film, nécessaire puisqu'on est à Hollywood passe bien et la jolie morale "On peut être maître de son destin, seulement si on décide de le prendre en main" était classique mais terriblement efficace.
Note : 6.5/10. En bref, un film sympathique qui ne restera pas dans les annales mais dont le sujet est excellent.
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