18 Novembre 2025
All’s Fair // Saison 1. Episode 5. This is Me Trying.
« Leftover baby oil from a Diddy freak off? »
L’épisode 5 de la saison 1 de All’s Fair, intitulé « This Is Me Trying », met Carrington Lane au centre du récit, mais pas seulement. L’épisode explore également la vie des femmes autour d’elle, révélant combien le chaos et les tensions se multiplient dans ce cabinet d’avocates. Contrairement aux épisodes précédents, l’intrigue ne se disperse pas dans des affaires secondaires : tout repose sur la dynamique des personnages et leurs interactions personnelles. Carrington traverse un moment où sa vie semble complètement dérailler. Sa relation avec sa fille est plus tendue que jamais, et chaque geste, chaque décision semble déclencher une crise.
La scène emblématique où elle lave son toy boy devant la piscine illustre parfaitement le mélange de glamour et d’absurde qui caractérise la série. Ryan Murphy transforme une situation ridicule en un moment révélateur : ce geste est autant un exutoire qu’une manière de reprendre le contrôle sur sa vie qui échappe à tout ordre. Paulson incarne cette contradiction avec une précision qui rappelle pourquoi elle reste le pilier de la série. Autour d’elle, les autres femmes vivent aussi leurs propres tempêtes. Liberty (Naomi Watts) se prépare à se marier, mais le mariage soulève une nouvelle fois la question du pouvoir et du contrôle. Elle est réticente à signer un accord pré-nuptial, alors que son futur mari insiste pour le faire.
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Cette tension provoque des discussions et des réflexions sur ce que signifie réellement s’engager et sur ce qui peut déraper dans une union. La série utilise ces moments pour montrer que, même dans un monde superficiellement glamour, les émotions et les conflits restent profondément humains. Dina (Glenn Close) traverse elle aussi une période difficile dans sa vie personnelle. La fin de l’épisode met en valeur son talent exceptionnel. Dans une scène dénudée de toute musique de fond, Close parvient à transmettre toute l’intensité et la fragilité de son personnage avec une économie de moyens qui contraste avec le style habituellement ostentatoire de la série.
Cette scène est une respiration bienvenue : elle démontre que All’s Fair peut être émouvante et dramatique sans recourir aux artifices habituels. Malheureusement, l’histoire d’Allura et Milan n’a pas le même impact. Leur intrigue reste superficielle et peine à captiver, ce qui met en lumière une fois de plus les limites de certaines parties de la série. Même avec Kim Kardashian dans le rôle principal, ces passages manquent de tension et de crédibilité, et n’apportent pas grand-chose à l’épisode. Ce qui ressort de cet épisode, c’est l’attention portée aux dynamiques féminines. Carrington, Liberty, Dina et Emerald forment un microcosme où chaque choix a des conséquences, où chaque émotion est amplifiée par les interactions avec les autres.
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L’épisode explore la fragilité, la colère et les doutes des personnages féminins de manière cohérente, donnant à All’s Fair une dimension plus mature et humaine. La réalisation de Briesewitz équilibre habilement le glamour et le drame psychologique. Les scènes de piscine, les discussions sur le mariage ou les moments de confrontation intime sont filmés de manière à accentuer les tensions sans sombrer dans le ridicule complet. Le contraste entre les excès visuels typiques de Murphy et la sobriété de certaines scènes émotionnelles fonctionne ici plutôt bien, et permet de retrouver un rythme qui faisait défaut aux épisodes précédents. La force de cet épisode repose sur le jeu des actrices.
Sarah Paulson reste le cœur battant de la série, capable de naviguer entre absurde et intense en quelques secondes. Glenn Close, même avec peu de dialogues ou de musiques, capte l’attention et rappelle pourquoi son personnage reste incontournable. Naomi Watts trouve des nuances intéressantes dans le rôle de Liberty, oscillant entre la volonté d’indépendance et la pression des conventions sociales. Niecy Nash-Betts, dans le rôle d’Emerald, continue d’apporter une solidité et une intensité qui structurent l’ensemble du récit. En conclusion, l’épisode 5 de All’s Fair n’est pas parfait, et certaines intrigues secondaires comme celle d’Allura et Milan restent décevantes.
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Mais il marque un tournant dans la manière dont la série exploite ses personnages féminins et leurs relations. Centré sur Carrington, son chaos personnel et les tensions autour du mariage, cet épisode offre des moments forts, parfois absurdes, parfois profondément humains, et prouve que la série peut être captivante quand elle se concentre sur ses actrices principales. La fin, avec Dina et sa scène silencieuse mais puissante, laisse entrevoir ce que All’s Fair pourrait devenir si elle continue sur cette voie.
Note : 5.5/10. En bref, l’épisode 5 de All’s Fair n’est pas parfait, et certaines intrigues secondaires comme celle d’Allura et Milan restent décevantes. Mais il marque un tournant dans la manière dont la série exploite ses personnages féminins et leurs relations.
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