Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 2. Episode 10.

Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 2. Episode 10.

NCIS: Origins // Saison 2. Episode 10. Lean on Me.

 

Avec l’épisode 10 de la saison 2, intitulé « Lean on Me », NCIS: Origins prend une direction légèrement différente. Après les décisions impulsives et les tensions personnelles de l’épisode précédent, la série choisit ici de se concentrer davantage sur la dynamique d’équipe. Le résultat n’est pas un épisode spectaculaire, mais plutôt un moment qui rappelle pourquoi cette équipe fonctionne. Et une fois encore, ce sont les personnages secondaires qui donnent le ton. Depuis le début de NCIS: Origins, Kowalski occupe une place particulière dans la station. Il n’est pas l’agent le plus visible, ni celui qui mène les enquêtes, mais il agit souvent comme un point d’équilibre.

 

Cet épisode met cette dimension en avant dès les premières minutes. Quand Kowalski sent que l’équipe est dispersée, il organise ses fameux « Kowalski Cocktails ». L’idée peut sembler anodine, presque légère, mais elle révèle quelque chose d’important : tout le monde respecte son jugement. Ce respect n’est pas lié à un grade ou à une position officielle. Il vient plutôt de l’expérience et de la confiance qu’il inspire. Dans un univers souvent structuré par la hiérarchie, voir un personnage comme Kowalski rassembler tout le monde simplement parce qu’il estime que c’est nécessaire apporte une nuance intéressante. Et cela rappelle aussi que, dans cette série, le NIS fonctionne presque comme une famille. 

Quand l’un des membres est décalé, c’est toute la dynamique du groupe qui en ressent les effets. L’enquête de l’épisode place justement les plus jeunes agents dans une situation inhabituelle. Pendant un moment, les figures plus expérimentées ne peuvent pas intervenir directement, et ce sont Gibbs, Herm et Gail qui doivent gérer la crise. Le contexte sanitaire de l’épisode — une possible contamination liée à une toxine — crée une tension particulière. Pour le spectateur d’aujourd’hui, difficile de ne pas penser à l’expérience récente des pandémies. Même si la série reste dans le registre du divertissement, cette peur de l’invisible et de la contamination parle immédiatement.

 

Mais au-delà de l’enquête, l’épisode pose une question simple : que devient une équipe quand les mentors doivent rester en retrait ? Kowalski, Mary Jo et Franks ont passé beaucoup de temps à transmettre leur expérience. Cette fois, ils doivent accepter de regarder les autres prendre des décisions à leur place. Ce contexte met naturellement Gibbs au centre. Depuis plusieurs épisodes, la série prépare ce moment. On sait déjà que Gibbs deviendra un leader, mais NCIS: Origins prend le temps de montrer comment ce chemin se construit. Au début de l’épisode, Gibbs lui-même ne semble pas convaincu d’être capable de diriger les autres. 

Il doute, il hésite, et cela correspond assez bien à l’image que la série donne de lui depuis le début de la saison 2 : un homme encore en construction. La situation de crise l’oblige pourtant à prendre des décisions rapidement. Il doit rassurer l’équipe, coordonner les actions, et parfois improviser. Certaines scènes montrent bien cette progression, notamment lorsqu’il doit effectuer des gestes techniques sans être certain de lui. Ce qui ressort surtout, c’est son calme. Même lorsqu’il ne sait pas exactement quoi faire, il garde une forme de contrôle qui rassure les autres. C’est dans ces moments que l’on commence à reconnaître le Gibbs que les fans de NCIS connaissent déjà.

 

L’affaire elle-même a quelque chose d’assez inattendu. La peur d’une toxine dangereuse crée une tension réelle pendant une bonne partie de l’épisode. Et lorsque la vérité apparaît — une histoire de Botox détourné pour commettre un meurtre — la résolution paraît presque ironique. Ce type de révélation correspond assez bien au ton de NCIS: Origins. La série aime parfois introduire des situations inquiétantes pour ensuite révéler une réalité plus absurde ou plus humaine. Ce n’est pas l’enquête la plus marquante de la saison, mais elle sert efficacement le développement des personnages. Sur le plan personnel, l’épisode continue aussi d’explorer la relation entre Gibbs et Lala. 

Depuis le mariage impulsif avec Diane et les choix de Lala dans l’épisode 9, les deux personnages tentent de faire comme si tout était simple. Mais l’épisode montre que cette distance reste fragile. Ils travaillent ensemble, se soutiennent dans la crise, et pourtant quelque chose demeure entre eux. Une tension qui ne disparaît pas, même lorsqu’ils essaient tous les deux d’avancer ailleurs. Randy, fidèle à lui-même, semble d’ailleurs être celui qui remarque le plus facilement ces non-dits. Sa position d’observateur apporte souvent un regard plus lucide sur ce qui se passe autour de lui. Avec « Lean on Me », NCIS: Origins ne cherche pas à bouleverser son intrigue principale. 

 

L’épisode agit plutôt comme une étape dans l’évolution de l’équipe. Il rappelle l’importance de personnages comme Kowalski et Mary Jo, tout en montrant que la nouvelle génération commence à trouver sa place. Gibbs, Herm et Gail ne sont plus seulement des agents en apprentissage. Ils deviennent progressivement ceux sur qui les autres peuvent compter. Et même si tout n’est pas encore stabilisé — notamment du côté des relations personnelles — on commence à voir se dessiner la direction que la série veut prendre pour la suite de la saison.

 

Note : 6.5/10. En bref, NCIS: Origins ne cherche pas à bouleverser son intrigue principale. L’épisode agit plutôt comme une étape dans l’évolution de l’équipe. Il rappelle l’importance de personnages comme Kowalski et Mary Jo, tout en montrant que la nouvelle génération commence à trouver sa place. 

Prochainement en France

 

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