Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 2. Episode 13.

Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 2. Episode 13.

NCIS: Origins // Saison 2. Episode 13. Homeward Bound.

 

Avec l’épisode 13 de la saison 2 de NCIS: Origins, la série continue sur une lancée assez cohérente, en proposant un chapitre centré sur la notion de foyer, d’appartenance et de mémoire. Après un épisode 12 davantage tourné vers Mary Jo et les dynamiques internes de l’équipe, “Homeward Bound” élargit légèrement la perspective tout en gardant ce qui fait l’identité actuelle de la série : une approche très humaine des personnages. Ce qui m’a d’abord marqué dans cet épisode, c’est le retour de Donald Mallard. Même s’il n’est pas présent en permanence dans cette version plus jeune du récit, son intégration continue de fonctionner naturellement. 

 

Il apporte une énergie différente, plus légère par moments, mais aussi une forme de sensibilité qui contraste avec certains membres de l’équipe. Et surtout, il rappelle ce lien entre passé et futur que la série entretient depuis le début. Dans la continuité de l’épisode 11, qui jouait sur l’héritage du NCISverse avec l’introduction de Dwayne Pride, cet épisode 13 poursuit ce travail de connexion, mais de manière plus intime. Ici, il ne s’agit pas seulement de faire un clin d’œil aux fans, mais d’explorer ce que ces personnages représentent les uns pour les autres. L’intrigue autour de Tango permet justement d’ouvrir cette réflexion. Le personnage n’a pas toujours été au centre de la série, et cet épisode tente de lui donner davantage d’épaisseur. 

Tout n’est pas parfaitement développé, mais il y a une vraie volonté de traiter son histoire avec respect, notamment sur les questions culturelles. On sent que la série essaie de ne pas simplifier ces enjeux, même si elle reste dans un cadre accessible. Ce qui m’a intéressé, c’est la manière dont NCIS: Origins aborde les bonnes intentions… et leurs limites. À travers Mike Franks, on retrouve une évolution déjà amorcée dans les épisodes précédents. Depuis le début de la saison 2, le personnage apprend, parfois maladroitement, à remettre en question certaines de ses attitudes. Ici encore, il veut bien faire, mais se heurte à des réalités qu’il ne maîtrise pas totalement.

 

Et c’est là que la série trouve un certain équilibre : elle ne cherche pas à rendre ses personnages irréprochables. Au contraire, elle accepte leurs contradictions. Mike peut être protecteur tout en étant parfois à côté de la plaque. Cette nuance me paraît importante, surtout dans une série qui se déroule dans les années 90 et qui assume ce contexte sans le juger avec un regard trop moderne. En parallèle, la relation entre Ducky et Tango apporte une touche plus douce à l’épisode. Leur complicité, construite autour d’échanges simples, fonctionne bien. Elle permet aussi de montrer une autre facette de Ducky, plus solitaire qu’on pourrait le penser. 

Ce besoin de connexion humaine donne du poids à ses choix, notamment lorsqu’il décide de s’impliquer personnellement dans l’histoire. Du côté de l’équipe, on retrouve ce sentiment de “famille” déjà bien installé depuis plusieurs épisodes. Ce n’est pas nouveau, mais cela reste efficace. Des personnages comme Randy continuent d’apporter une énergie différente, parfois un peu en décalage, mais toujours sincère. Son manque de reconnaissance, déjà évoqué dans l’épisode 11, revient ici de manière plus subtile. Et même s’il ne semble pas en souffrir ouvertement, la question de sa place reste présente en filigrane. Concernant l’enquête, elle reste correcte sans être particulièrement marquante. 

 

Comme dans l’épisode précédent, elle sert surtout de support aux interactions entre les personnages. Ce choix peut diviser, mais personnellement, je trouve qu’il correspond à l’évolution actuelle de la série. NCIS: Origins s’éloigne progressivement du simple procedural pour proposer quelque chose de plus centré sur ses protagonistes. Cela dit, tout n’est pas parfaitement équilibré. Le traitement de Tango aurait peut-être mérité plus de temps pour vraiment s’installer. L’épisode jongle entre plusieurs éléments — le retour de Ducky, l’enquête, les thèmes culturels — et tout ne bénéficie pas du même niveau de développement. On sent parfois que certaines idées auraient pu être approfondies.

En revanche, j’ai apprécié la manière dont la série continue d’explorer les relations, notamment celle entre Gibbs et Lala, même en arrière-plan. Depuis l’épisode 9, leur dynamique repose beaucoup sur des choix non exprimés, des silences, des décisions évitées. Ici, cela reste discret, mais toujours présent. Et c’est ce qui rend leur relation intéressante : elle évolue sans forcément avancer de manière directe. 

 

Note : 6/10. En bref, cet épisode 13 s’inscrit dans la continuité de ce que la saison 2 propose depuis plusieurs semaines. Il ne cherche pas à faire avancer l’intrigue de manière drastique ou à créer un choc narratif, mais plutôt à construire les bases de la suite petit à petit. Un épisode plus calme mais pas dénué d’intérêt. 

Prochainement en France

 

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