26 Mars 2026
NCIS: Origins // Saison 2. Episode 12. The Gambler.
Avec l’épisode 12 de la saison 2 de NCIS: Origins, la série continue d’explorer ses personnages en profondeur, tout en ralentissant légèrement le rythme narratif. Après les tensions émotionnelles des épisodes précédents (notamment autour de Gibbs, Lala et des dynamiques internes de l’équipe) “The Gambler” propose une approche plus posée, centrée sur Mary Jo. Et à titre personnel, c’est un choix que j’apprécie, même si tout n’est pas aussi marquant que certains chapitres antérieurs. Depuis le début de la saison, la série s’applique à construire une véritable identité collective.
L’épisode 10 mettait en avant la notion de leadership chez Gibbs, tandis que l’épisode 11 jouait avec l’héritage du NCISverse et les tensions liées au passé. Ici, le regard se déplace vers un personnage souvent en retrait, mais essentiel : Mary Jo. Ce recentrage fonctionne en grande partie parce que la série a déjà pris le temps de développer son histoire. On se souvient de son passé, de ses blessures, notamment liées à sa vie personnelle. Pourtant, cet épisode ne cherche pas à replonger dans le drame. Au contraire, il montre une femme qui avance, qui trouve une forme d’équilibre, même fragile.
/image%2F1199205%2F20260326%2Fob_6a1017_vlcsnap-2026-03-25-16h44m02s816.png)
Et c’est sans doute ce qui m’a le plus parlé : voir un personnage exister au-delà de ses épreuves. L’une des intrigues principales tourne autour de sa relation avec Dalton, un personnage qui, jusque-là, pouvait sembler secondaire, voire un peu caricatural. Mais ici, leur duo apporte une certaine douceur. Leur relation reste discrète, presque fragile, mais elle a le mérite d’être sincère. On comprend rapidement que Mary Jo ne cache pas cette histoire par honte, mais plutôt par prudence. Elle sait que le regard des autres (et surtout les règles implicites du milieu) peuvent avoir des conséquences. Et c’est là que l’épisode rejoint un thème récurrent de la série : la place des femmes dans cet environnement.
Comme dans les épisodes précédents, NCIS: Origins n’élude pas les injustices, mais ne les traite jamais de manière lourde. Ici, le personnage de Barrett incarne une forme de pouvoir abusif, presque banal dans ce contexte. Le fait que Mary Jo puisse être déplacée sans réel choix rappelle que, malgré ses compétences, elle reste vulnérable face à certaines décisions. Ce qui fonctionne bien, c’est la réaction de l’équipe. On sent une forme d’attachement sincère à Mary Jo. Ce n’est pas seulement une collègue efficace, c’est un pilier. Et même si certains comportements peuvent sembler un peu excessifs (notamment dans la manière dont ils expriment leur refus de la voir partir) il y a quelque chose de crédible dans cette dynamique.
/image%2F1199205%2F20260326%2Fob_84efad_vlcsnap-2026-03-25-16h40m17s531.png)
Depuis plusieurs épisodes, la série construit cette idée d’une équipe qui fonctionne comme une famille, avec ses défauts et ses élans de solidarité. Dans cette continuité, Gibbs évolue aussi, de manière plus discrète que dans l’épisode 10. Il n’est pas au centre ici, mais sa manière d’interagir avec Mary Jo et les autres montre un changement. Il observe davantage, intervient moins frontalement. On retrouve cette progression vers le leader qu’il deviendra, mais sans que cela soit appuyé. Du côté de l’enquête, en revanche, l’épisode reste plus en retrait. L’intrigue criminelle sert surtout de toile de fond. Ce n’est pas forcément un problème, mais cela peut donner l’impression que l’ensemble manque d’enjeu.
Personnellement, cela ne m’a pas dérangé outre mesure, car l’intérêt était ailleurs. Mais pour ceux qui attendent un procedural plus classique, cela pourrait sembler un peu léger. En revanche, j’ai apprécié les moments plus légers disséminés dans l’épisode. L’humour, parfois discret, parfois plus assumé, rappelle que la série a trouvé un meilleur équilibre sur ce point depuis la saison 1. Des personnages comme Randy apportent une touche différente, presque décalée, qui fonctionne bien dans ce type d’épisode. Enfin, il y a cette idée que tout le monde a sa place dans cette équipe, même ceux qu’on pourrait sous-estimer. Mary Jo n’est pas une agente de terrain, mais elle joue un rôle central.
/image%2F1199205%2F20260326%2Fob_87cfb5_vlcsnap-2026-03-25-16h43m36s095.png)
Et cet épisode prend le temps de le rappeler, sans chercher à en faire trop. Au final, cet épisode 12 ne cherche pas à bouleverser ce qui fonctionne. Il s’inscrit plutôt dans une continuité, en consolidant les liens entre les personnages et en donnant de l’espace à une figure souvent en retrait. Ce n’est pas l’épisode le plus intense de la saison, mais il a une certaine cohérence avec ce que la série construit depuis plusieurs semaines. Et c’est peut-être ça, au fond, la force actuelle de NCIS: Origins : avancer progressivement, sans précipitation, en prenant le temps de s’intéresser à chacun.
Note : 6.5/10. En bref, cet épisode ne cherche pas à bouleverser ce qui fonctionne. Il s’inscrit plutôt dans une continuité, en consolidant les liens entre les personnages et en donnant de l’espace à une figure souvent en retrait.
Prochainement en France
Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog