7 Mai 2026
NCIS: Origins // Saison 2. Episode 18. Hollywood Ending.
SEASON FINALE
Avec cet épisode 18 de la saison 2, NCIS: Origins vient de poser un point final à un chapitre majeur, tout en nous balançant déjà de nouvelles pistes pour la suite. "Hollywood Ending", c’est le titre de ce final, et il porte plutôt bien son nom, même si la série s’amuse justement à casser les codes de la fin parfaite. Après les deux épisodes précédents qui avaient bien fait monter la pression, on s’attendait à du lourd. On n’a pas été déçus, même si la série nous rappelle une chose essentielle : dans cet univers, rien n’est jamais vraiment bouclé. Ce qui m’a vraiment sauté aux yeux en regardant cet épisode, c’est la fluidité. On ne se retrouve pas avec un final qui tente de régler un seul gros problème dans l'urgence.
Au contraire, tout ce qu’on a suivi ces derniers mois converge ici de manière super naturelle. Qu'il s'agisse de l'ombre d'Abe Pruitt, des séquelles de l'affaire Flaco ou de cette menace de restructuration qui plane sur le NIS, chaque pièce du puzzle finit par s’emboîter. On sent que les scénaristes savaient exactement où ils allaient depuis le premier jour de la saison, et c’est franchement satisfaisant en tant que spectateur. L’enquête qui sert de fil rouge à cet épisode est particulièrement sombre. Commencer avec la mort de deux gamins, ça pose tout de suite une ambiance pesante. Pour Mike Franks, ce n'est pas juste une affaire de plus. On l’a vu ébranlé par l'histoire de Gary puis par celle de son frère, et ici, son côté instinctif prend le dessus.
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Ce n'est plus seulement le patron du service qui agit, c'est l'homme avec ses propres blessures. C’est là que la série gagne en profondeur : les héros ne sont pas des machines, ce sont des types qui bossent avec leurs tripes et leurs failles. Cette humanité, on la retrouve aussi dans le duo Gibbs et Franks. Leur relation est devenue le véritable moteur de la série. Le moment où Gibbs prend des risques pour couvrir Mason en est la preuve parfaite : la confiance est totale. On est bien loin du cadre strictement professionnel du début de saison. Ils forment une équipe soudée, presque une famille de substitution, et cet épisode vient acter cette fraternité.
Mais NCIS: Origins ne tourne pas uniquement autour d'un duo de stars. Ce final réussit l'exploit de donner de la lumière à tout le monde. Que ce soit Vera, Mary Jo, Wheeler ou Kowalski, chacun apporte sa pierre à l'édifice pour dénouer la crise. C’est ce côté collectif qui fait que j'accroche autant à cette version de NCIS. Personne n'est là pour faire de la figuration. Un point qui m’a fait sourire, c’est la transition officielle du NIS vers le NCIS. On aurait pu avoir un truc super solennel, limite pompeux, avec des discours et des drapeaux. À la place, la série choisit un angle presque ironique, montrant que ce changement de nom est surtout une affaire de paperasse et de décisions administratives un peu froides.
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C’est très malin de leur part : ça colle parfaitement à la réalité du terrain et au ton un peu brut de la série. Côté perso, Wheeler confirme qu'il est devenu indispensable. Il gère les aspects stratégiques avec un sang-froid impressionnant, prouvant que le groupe a besoin de ce genre de profil pour tenir debout. Mais le gros morceau de cet épisode, c’est évidemment la relation entre Gibbs et Lala. On tournait autour du pot depuis un moment, avec beaucoup de non-dits et de regards fuyants. Cette fois, ils franchissent enfin le pas. Ce rapprochement ne tombe pas de nulle part : c’est l’aboutissement de tout ce qu’ils ont traversé, notamment après ce que Lala a vécu avec Manny.
Pourtant, même dans ce moment d'intimité, la série reste pudique. On sent une fragilité, presque un malaise, car on sait que leur futur est déjà écrit dans la chronologie de la franchise. C’est beau, mais c’est teinté d’une forme de mélancolie qui rend la scène encore plus forte. Pour finir, il y a ce cliffhanger autour de Randy. C’est un choix audacieux. Randy, c’est un peu le personnage léger de la bande, celui qui apporte souvent une touche d’air frais. Le placer soudainement au cœur d’un danger de mort, c’est une manière brutale de nous rappeler que dans leur métier, personne n'est à l'abri.
Note : 7.5/10. En bref, cet épisode 18 remplit parfaitement son contrat. Il cherche à donner du sens à l’évolution de chaque personnage tout en laissant assez de questions en suspens pour nous donner envie d'être là dès la reprise. La saison 2 se termine sur une note solide, humaine et franchement prometteuse pour la suite. J’attends maintenant de voir comment Gibbs va gérer ce nouveau chapitre, tant sur le plan pro que personnel.
Prochainement en France
CBS a renouvelé NCIS: Origins pour une saison 3. CBS a annoncé une commande moins importante, portant le nombre d’épisodes de cette saison 3 à 13 épisodes.
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