Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 2. Episode 17.

Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 2. Episode 17.

NCIS: Origins // Saison 2. Episode 17. Rule 13.

 

On avance doucement vers la fin de cette deuxième saison de NCIS: Origins, et l'épisode 17, intitulé « Rule 13 », confirme une chose : la série sait exactement où elle va. On est dans la suite directe de ce qu’on a vu ces dernières semaines, mais on sent que les enjeux montent d'un cran. Après le gros focus sur la rupture entre Gibbs et Diane dans l'épisode précédent, on plonge ici dans une ambiance plus floue. Les personnages avancent, mais ils ne prennent pas forcément le chemin le plus simple, et c’est ça qui rend le visionnage intéressant. Ce qui me plaît vraiment dans cet épisode, c’est l'équilibre. 

 

On a une enquête classique, un meurtre lié à un avocat et à une figure manipulatrice qu’on connaît déjà, mais ça ne prend pas toute la place. L'intrigue policière est solide, mais elle sert surtout de décor pour faire évoluer les relations entre les membres de l'équipe. On sent que la série essaie de lier tous ses fils narratifs. Par exemple, Abe Pruitt reste cette menace qui plane en fond. Il n'est pas tout le temps à l'écran, mais on sent son ombre sur les autres personnages. C'est une manière intelligente de créer une tension constante sans en faire trop, même si le raccord avec la série originale demande parfois un petit effort d'imagination.

Le vrai point fort du moment, c’est Cliff Wheeler. La production a pris le temps de construire sa relation avec son fils Jason sur plusieurs épisodes, et on récolte enfin les fruits de ce travail. On n'est pas dans le mélo spectaculaire, on est dans l'humain. Jason commence à voir son père sous un nouveau jour, plus actif et engagé. Ça donne de l'épaisseur à Wheeler, qui aurait pu rester un simple personnage de second plan. Ce soin apporté aux rôles secondaires est d’ailleurs la marque de fabrique de cette saison 2. On l’a vu avec Franks ou Lala récemment, et Wheeler ne fait pas exception. Ça donne une vraie cohérence au groupe. 

 

On ne regarde pas juste une série policière avec des enquêtes interchangeables, on suit l'évolution d'une équipe. Heureusement, tout n'est pas sombre. L'épisode s'autorise quelques moments de respiration au bureau. Les interactions avec Randy ou Mary Jo permettent de souffler un peu. C’est bien dosé : assez pour détendre l’atmosphère, mais pas trop pour ne pas casser le rythme ou masquer les thèmes plus sérieux qui sont traités en profondeur. Forcément, le gros morceau, c’est le duo Gibbs et Lala. On est sur un terrain glissant depuis un moment avec eux, et là, on arrive à un point de blocage assez frustrant. Logiquement, après Diane, on aurait pu imaginer un rapprochement. 

Mais Gibbs fait du Gibbs : il se ferme. Il balance qu'il en a fini avec les relations, qu'il ne veut plus s'investir. C’est raccord avec le personnage qu’on connaît, mais c’est agaçant parce que son attitude dit tout le contraire de ses paroles. Il y a un fossé entre ce qu’il prétend vouloir et ce qu’il ressent vraiment, et c’est là que se joue toute la tension. Lala, elle, semble beaucoup plus prête à passer à autre chose ou à tenter quelque chose de neuf. On sent qu'elle est à un tournant, surtout après ce qu'elle a traversé. Mais une fois de plus, ça coince au niveau de la communication. Ils se tournent autour, ils hésitent, et rien ne se décide vraiment. On peut trouver ça long, mais je trouve que ça colle bien à leur psychologie.

 

En plus, on sait que leur histoire ne peut pas durer éternellement à cause de la chronologie de la franchise, ce qui donne à ces hésitations un côté un peu mélancolique. L’épisode prend aussi le temps d'expliquer l'origine de la fameuse règle 13. Ça aurait pu être un simple clin d'œil pour les fans, mais c'est bien intégré à l'histoire. On comprend que ces règles ne sont pas nées de nulle part. Ce sont des leçons apprises dans la douleur, des cicatrices transformées en principes de vie. Ça rend le jeune Gibbs encore plus complexe.

 

Note : 7/10. En bref, ce dix-septième épisode ne cherche pas à brûler les étapes. Il installe tranquillement les pièces du puzzle pour le final de la saison. C’est fluide, c'est bien écrit, et on sent que chaque personnage a sa place dans le récit. Il reste maintenant à voir comment tous ces non-dits et ces tensions vont exploser dans les derniers épisodes. Si la série garde ce niveau de justesse, la conclusion devrait être à la hauteur.

Prochainement en France

 

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