Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 2. Episode 14.

Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 2. Episode 14.

NCIS: Origins // Saison 2. Episode 14. The Beautiful Ballad of Gary Callahan.

 

Avec cet épisode 14 de la saison 2 de NCIS: Origins, la série continue d’explorer ce qui fait son identité depuis plusieurs semaines : une narration centrée sur les personnages, parfois là où on ne l’attend pas forcément. Après un épisode 12 très axé sur Mary Jo et un épisode 13 qui remettait Ducky au cœur du récit, cet épisode intitulé « The Beautiful Ballad of Gary Callahan » choisit une approche encore différente… en mettant un chien au centre de l’histoire. Dit comme ça, cela peut surprendre. Pourtant, ce choix s’inscrit assez naturellement dans la continuité de la série. 

 

Depuis le début de la saison 2, NCIS: Origins prend le temps de construire son univers comme une véritable famille, et Gary Callahan n’est pas juste un animal de service : il fait partie de cette dynamique. Ce qui m’a marqué ici, ce n’est pas seulement l’émotion autour de Gary, mais la manière dont l’épisode s’en sert pour approfondir le personnage de Mike Franks. On avait déjà vu différentes facettes de lui depuis le début de la série : un mentor dur, parfois maladroit, souvent marqué par son passé. Mais cet épisode vient ajouter une couche plus intime. À travers les flashbacks, on comprend mieux d’où vient son attachement à Gary. Ce n’est pas juste un lien maître-chien classique. 

Gary représente une période de sa vie, un moment où il cherchait encore sa place après la guerre, avant même de trouver un sens dans le NIS. Cela fait écho à ce que la série développe depuis plusieurs épisodes : ces personnages ne sont pas encore ceux que l’on connaît, ils sont en construction. D’ailleurs, si on compare avec les épisodes précédents, on voit une vraie progression. Dans l’épisode 11, Gibbs commençait à s’ouvrir légèrement à d’autres façons de travailler. Dans l’épisode 12, l’équipe montrait à quel point elle dépendait de Mary Jo. Dans l’épisode 13, la notion de “famille choisie” était renforcée avec Ducky et Tango. Ici, cette idée est presque résumée : la famille, ce n’est pas seulement les humains.

 

Ce qui fonctionne bien, c’est que l’épisode ne cherche pas à en faire trop. Il y a une certaine retenue dans la façon de raconter cette histoire. Oui, Gary est en danger, et oui, cela crée de la tension, mais le récit ne tombe pas dans quelque chose de trop appuyé. On reste dans une émotion simple, presque quotidienne, qui correspond assez bien à l’esprit de la série cette saison. En parallèle, le cas de la semaine reste assez en retrait. Ce n’est pas vraiment un problème ici, parce que l’intérêt est ailleurs. On est davantage dans une étude de caractère que dans une intrigue purement procédurale. 

Cela peut ne pas plaire à ceux qui attendent une enquête plus marquée, mais personnellement, je trouve que cela correspond à ce que NCIS: Origins essaie de faire depuis plusieurs épisodes : prendre le temps. Un autre point intéressant, c’est la relation entre Franks et le reste de l’équipe, notamment avec Herm. Leur tension autour de Gary est crédible. On sent que chacun a une manière différente de s’attacher, de protéger, et même de travailler. Ce n’est pas un conflit spectaculaire, mais plutôt un désaccord humain, presque banal, et c’est ce qui le rend pertinent. Et puis il y a cette idée que la série développe de plus en plus : apprendre à évoluer. 

 

Franks, qui pouvait sembler figé dans certaines attitudes en début de saison, montre ici qu’il est capable de reconnaître ses erreurs. Ce n’est pas présenté comme un grand moment dramatique, mais plutôt comme une étape logique. Là encore, on reste dans quelque chose de mesuré. Du côté de Gibbs, sa présence est plus discrète, mais cohérente. Depuis quelques épisodes, on voit qu’il observe beaucoup, qu’il absorbe ce qui se passe autour de lui. Il n’est pas encore le leader affirmé que l’on connaît, mais il s’en rapproche par petites touches. Cet épisode ne change pas radicalement sa trajectoire, mais il s’inscrit dans cette progression lente. Enfin, difficile de ne pas évoquer le ton général de l’épisode. 

Il y a une forme de simplicité dans la narration qui fonctionne bien. On retrouve aussi cet équilibre entre moments sérieux et touches plus légères, notamment dans les interactions au bureau. Ce sont ces petits détails qui donnent du relief à l’ensemble et qui rappellent que la série a trouvé son rythme. Au final, cet épisode 14 s’inscrit dans la continuité d’une saison 2 qui privilégie les personnages et leurs relations. Ce n’est peut-être pas l’épisode le plus marquant en termes d’intrigue, mais il apporte quelque chose de plus discret : une meilleure compréhension de ce qui lie cette équipe.

 

Et c’est sans doute là que NCIS: Origins devient intéressante. Pas forcément dans ses grandes révélations, mais dans sa capacité à construire, épisode après épisode, une histoire collective où chaque détail compte, même celui d’un chien.

 

Note : 7/10. En bref, cet épisode 14 s’inscrit dans la continuité d’une saison 2 qui privilégie les personnages et leurs relations. Ce n’est peut-être pas l’épisode le plus marquant en termes d’intrigue, mais il apporte quelque chose de plus discret : une meilleure compréhension de ce qui lie cette équipe.

Prochainement en France

 

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