23 Avril 2025
NCIS: Origins // Saison 1. Episode 17. Darlin’, Don’t Refrain.
Avec l’épisode 17 de NCIS: Origins, la série entame doucement sa transition vers la fin de saison. Intitulé « Darlin’, Don’t Refrain », cet épisode répond enfin à la question qui plane depuis plusieurs semaines : qui se cache derrière le surnom du « Sandman » ? La réponse, bien que prévisible pour certains spectateurs attentifs, ne manque pas d’impact émotionnel, notamment pour le jeune Gibbs, au centre de ce moment clé. Depuis les premiers épisodes, NCIS: Origins a pris le parti de construire ses intrigues autour de ses personnages. L’approche narrative se veut plus intime, moins centrée sur les enquêtes à tout prix.
Ce choix se ressent à nouveau ici, même si l’épisode s’appuie sur une structure assez classique : un conflit entre le NIS et une agence extérieure – ici, le FBI – sur fond de collaboration difficile mais nécessaire. Rien de révolutionnaire, mais ce n’est pas l’ambition de cet épisode. L’arrivée de l’agent Noah Oakley aurait pu pimenter davantage l’intrigue. Si la dynamique entre lui et Mike Franks promettait un choc de personnalités, elle reste relativement en surface. On évite heureusement les clichés habituels du « fédéral arrogant », car Oakley est un visage familier, déjà introduit dans des épisodes précédents.
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Cette familiarité joue en sa faveur et rend son intégration plus naturelle. Toutefois, cette tension entre services ne décolle jamais vraiment, et laisse une impression de potentiel un peu sous-exploité. Ce qui retient davantage l’attention, c’est que malgré la présence du FBI, la série reste centrée sur ses personnages principaux. Cela a ses avantages – on garde une continuité – mais aussi ses limites. Par exemple, Mary Jo, souvent moteur de légèreté et d’équilibre, est complètement absente. Son absence se fait sentir, surtout dans un épisode où les tensions sont nombreuses et les respirations rares.
L’identité du « Sandman » est enfin révélée : il s’agit de Luke Fletcher, leader du groupe de soutien pour vétérans auquel participe Gibbs. Un choix narratif cohérent, mais pas réellement surprenant. Certains spectateurs avaient probablement deviné l’issue, d’autant plus que les indices étaient semés au fil des épisodes. Ce qui importe ici, ce n’est pas tant la surprise que l’impact émotionnel sur Gibbs. Depuis le début de la saison, Gibbs se construit. On l’a vu hésiter, se perdre, et peu à peu retrouver un semblant d’équilibre. Le groupe de soutien jouait un rôle essentiel dans cette reconstruction.
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Apprendre que Luke était le tueur derrière le pseudonyme du Sandman fragilise tout ce processus. Cette trahison résonne plus fortement que n’importe quelle révélation spectaculaire, car elle touche directement à la seule stabilité que Gibbs avait réussi à trouver. Cependant, on peut regretter que cette intrigue, qui aurait pu être davantage développée, soit résolue aussi rapidement. L’opération Sundown, évoquée depuis plusieurs épisodes, est finalement liée à une mission ratée au Moyen-Orient, sur fond de conflits d’intérêts et de mercenariat. C’est intéressant, mais le tout est un peu expédié pour laisser place au moment-clé : Gibbs face à Luke.
Ce face-à-face, bien interprété, vient rappeler qu’au-delà des intrigues, NCIS: Origins reste une série sur les cicatrices invisibles que les personnages tentent de dissimuler. Un autre axe important de l’épisode concerne Cliff Wheeler, dont le rôle était jusque-là surtout fonctionnel. Ce chef d’équipe, souvent cantonné à son bureau, prend enfin un peu de profondeur. On découvre un homme tiraillé entre ses responsabilités professionnelles et une vie personnelle qui se délite. Son fils Jason, en pleine crise, commet l’irréparable : une scène violente qui met en lumière le malaise latent entre eux.
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Cette storyline permet à la série de traiter d’un autre thème rarement abordé dans les séries de ce genre : la parentalité imparfaite, l’épuisement émotionnel et les conséquences d’un manque de communication. Wheeler n’est pas un père modèle, et c’est précisément ce qui rend ce portrait plus crédible. La relation qu’il entretient avec Oakley, qui le soutient dans l’ombre, ajoute une nuance appréciable à son personnage. On sent que cet épisode est un tremplin vers la fin de saison. En choisissant de résoudre le mystère du Sandman dès maintenant, la série semble vouloir libérer de l’espace pour se concentrer sur les retombées émotionnelles.
Gibbs, à qui l’on a volé un refuge, va devoir se reconstruire à nouveau. L’évolution du personnage, amorcée depuis les premiers épisodes, continue doucement mais sûrement. On retrouve ainsi le fil rouge de la série : comment un jeune agent blessé devient l’homme que l’on découvrira dans la série-mère NCIS. En somme, NCIS: Origins épisode 17 n’est pas le plus marquant de la saison, mais il joue son rôle dans l’architecture globale du récit. Il apporte des réponses, pose des jalons pour les épisodes à venir, et approfondit des personnages secondaires qu’on avait tendance à oublier. Il n’éblouit pas, mais il avance, calmement, dans une direction cohérente. Et dans une série prequel, c’est peut-être tout ce qu’on peut attendre.
Note : 6/10. En bref, alors que la fin de la saison approche, NCIS: Origins continue d’offrir des épisodes réussis.
Prochainement en France
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