19 Novembre 2025
NCIS: Origins // Saison 2. Episode 6. Happy Birthday.
Avec cet épisode 6 de la saison 2, intitulé « Happy Birthday », NCIS: Origins continue d’explorer ses personnages de manière assez intime. Après les tensions du début de saison, et les non-dits encore très présents entre Gibbs et Lala, cet épisode se concentre surtout sur Randy. Et c’est plutôt une bonne chose : depuis le premier épisode de la série, Randy a toujours été le personnage qui apporte un certain équilibre dans une équipe souvent tiraillée entre blessures personnelles, tempéraments difficiles et histoires non résolues. Ce que je retiens avant tout, c’est que la série laisse enfin de la place au personnage pour respirer et pour exister autrement que comme le “rayon de soleil” de la team.
On découvre ce qu’il laisse paraître, mais surtout ce qu’il garde pour lui. Et c’est probablement ce qui m’a le plus parlé dans cet épisode. Depuis plusieurs épisodes, on sentait déjà que le personnage tirait beaucoup sur la corde. Il portait souvent la dynamique du groupe sans vraiment se plaindre, et cela créait parfois un décalage, surtout depuis que Lala traverse sa propre période sombre et que Gibbs tente encore de trouver un nouveau rythme après la fin compliquée de la saison 1. Dans cet épisode 6, le masque tombe un instant. Randy craque. Rien de spectaculaire, rien d’exagéré : juste un moment où l’on voit que toujours faire bonne figure finit par peser. Et c’est précisément ce qui rend ce passage crédible.
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On comprend mieux ce qu’il traverse, comment il absorbe les tensions, et pourquoi il choisit d’aborder les choses avec légèreté même quand tout autour semble lourd. Les flashbacks autour de son enfance exposent un contexte moins triste que ce que j’imaginais. On y voit surtout une mère débrouillarde, créative, qui lui a transmis cette capacité à relativiser. Cela donne une autre lecture du personnage : Randy ne joue pas un rôle, il s’appuie sur ce qu’il a appris, même si cela ne l’empêche pas de ressentir profondément ce qui lui arrive. L’épisode met également en lumière la dynamique compliquée entre Randy et Franks. Cette relation, déjà fragile par moments, prend ici une tournure un peu plus difficile.
Franks agit souvent comme un mentor imprévisible, parfois sec, parfois brusque sans raison apparente. Et même si on sait qu’il est plus complexe qu’il en a l’air, cela n’excuse pas tout. Ici, il franchit plusieurs lignes, notamment lorsqu’il s’en prend au travail de Randy. On sent que la série cherche à montrer ce qui se passe quand une figure d’autorité projette ses peurs et ses limites sur ceux qui l’entourent. Franks n’est pas méchant ; il est dépassé, parfois maladroit. Mais ça n’empêche pas ses décisions d’avoir un impact. Et Randy le ressent plus qu’il ne le montre. D’ailleurs, si la série avait choisi de confronter les deux personnages frontalement, cela aurait été intéressant.
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À la place, on a droit à quelque chose de plus subtil : Franks ne s’excuse pas, mais agit un peu mieux en fin d’épisode. C’est cohérent avec ce qu’on sait de lui. Il n’est pas du genre à exprimer les choses clairement, mais il ajuste le tir à sa manière. À long terme, cela risque tout de même d’être insuffisant. En parallèle, cet épisode continue d’esquisser les trajectoires de Gibbs et Lala. Là encore, il n’y a rien de trop dramatique, mais on voit bien les lignes se dessiner. Gibbs tente d’être présent, sans encore savoir comment. Après un début de saison marqué par la distance et une forme d’évitement, il semble vouloir reprendre contact avec l’équipe et avec lui-même. Cela se voit dans sa façon de gérer l’enquête ou même de soutenir Randy, parfois simplement par sa présence.
Lala, elle, reste enfermée dans ses secrets. La storyline autour de Flaco avance lentement mais laisse présager des complications sérieuses. Ce qui est intéressant, c’est qu'on sent que la série prépare quelque chose depuis plusieurs épisodes : elle s’isole, ment, évite ceux qui pourraient l’aider. Et même si l’idée d’un danger autour d’elle n’est pas nouvelle, cet épisode confirme qu’elle ne pourra pas tenir ce rythme longtemps. Enfin, ce qui m’a plu dans cet épisode, c’est la place accordée à l’équipe dans son ensemble. On voit Kowalski se positionner comme un soutien, ce qui nuance davantage le tableau. On observe aussi comment chacun, même sans mauvaise intention, attend beaucoup de Randy. Ce qui finit par créer une pression invisible sur ses épaules.
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Les enquêtes dans Origins servent souvent de miroir à ce que vivent les personnages, et ici encore, c’est le cas. L’affaire apporte un contexte intéressant sans écraser le reste, et elle souligne l’idée qu’on peut facilement sous-estimer quelqu’un simplement parce qu’il choisit la bonne humeur comme mécanisme d’adaptation. Cet épisode 6 n’est peut-être pas le plus intense de la saison, mais il est important. Il met en lumière un personnage souvent vu comme le positif du groupe, et lui offre une histoire qui dépasse cette seule fonction. Il montre aussi comment chacun, dans cette équipe, tente encore de trouver sa place alors que la saison navigue entre blessures anciennes et défis à venir.
Et même si tout ne se règle pas ici, on ressort avec une vision plus complète de Randy, mais aussi avec une impression que les choses ne sont pas prêtes de se calmer pour Lala ou pour Gibbs. La suite promet d’être intéressante, sans forcément chercher à en faire trop.
Note : 6/10. En bref, cet épisode 6 n’est peut-être pas le plus intense de la saison, mais il est important. Il met en lumière un personnage souvent vu comme le positif du groupe, et lui offre une histoire qui dépasse cette seule fonction.
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