O11CE: Nueva generación (Saison 1, épisodes 1 et 2) : ONZE, nouvelle génération

O11CE: Nueva generación (Saison 1, épisodes 1 et 2) : ONZE, nouvelle génération

Sept ans après la fin de la série originale (qui a connu 3 saisons et 140 épisodes), ONCE: Nueva generación fait son apparition sur Disney+ avec une ambition claire : reconnecter avec un univers qui a marqué une partie du public tout en ouvrant la porte à une nouvelle dynamique. Les deux premiers épisodes de la saison 1 donnent rapidement le ton, entre continuité assumée et volonté d’évolution. Dès les premières minutes, le contraste est frappant. L’histoire débute loin de l’Argentine, dans un contexte de réussite sportive. Gabo évolue désormais en Europe, symbole d’un parcours accompli. 

 

Trois anciens joueurs reviennent dans leur ancienne académie et découvrent que leur équipe bien-aimée des Golden Hawks est en difficulté et menace de relégation. Ils doivent redonner à l’institut sa gloire d’antan et raviver l’esprit d’équipe dans ce nouveau chapitre rempli de football.

Cette introduction installe une certaine distance avec le passé, presque comme si tout appartenait à une autre époque. Pourtant, ce sentiment ne dure pas longtemps. Le récit opère rapidement un retour vers un lieu central : l’IAD. Ce retour agit comme un point de bascule. Ce qui attend les personnages sur place tranche nettement avec les souvenirs associés à cet institut. L’endroit n’a plus l’éclat d’autrefois, et la situation des Halcones Dorados reflète une perte de repères. L’effet produit repose beaucoup sur ce décalage entre passé et présent. Le premier épisode prend le temps d’installer cette atmosphère, avec un rythme plutôt posé. Cette approche laisse de l’espace à l’émotion, sans chercher à la forcer.

 

L’héritage de la série originale est très présent. Certaines références sont intégrées de manière discrète, mais suffisante pour parler à celles et ceux qui connaissent déjà cet univers. Ce lien avec le passé joue un rôle important dans l’attachement aux personnages, notamment lors des retrouvailles. Il ne s’agit pas uniquement de revisiter un lieu, mais aussi de retrouver une période révolue. En parallèle, de nouveaux visages apparaissent. Gael, notamment, incarne cette transition. Son regard sur Gabo et son admiration apportent une perspective différente. Là où les anciens personnages portent le poids de leur histoire, Gael représente une forme de projection vers l’avenir. 

Son introduction fonctionne surtout par ce contraste, même si son développement reste encore limité à ce stade. Le deuxième épisode marque un changement de rythme. L’intrigue se met en mouvement de manière plus concrète. La situation de l’IAD est clairement exposée : difficultés internes, manque de motivation, pression sportive. L’objectif devient alors simple à comprendre, mais difficile à atteindre : redresser une équipe en perte de vitesse en un temps réduit. Cette idée de défi structure le reste de l’épisode. Gabo, Ricky et Dedé ne se contentent plus d’observer, ils passent à l’action. Leur implication donne une direction plus dynamique au récit. 

 

L’arrivée de nouveaux personnages secondaires vient compléter cet ensemble, avec des profils variés qui laissent entrevoir différentes trajectoires possibles. Le personnage de Vitto joue un rôle de relais intéressant entre les générations. Il sert de point d’ancrage dans ce nouvel environnement, tout en facilitant l’intégration des anciens. D’autres figures, comme le nouveau directeur, introduisent des tensions supplémentaires. Les intentions de ce dernier restent encore floues, ce qui crée une attente pour la suite. Sur le plan narratif, ces deux épisodes reposent sur une structure assez classique : un retour, une crise, puis la mise en place d’un objectif. Ce schéma n’apporte pas forcément de surprise, mais il permet une lecture claire de l’histoire. 

L’intérêt réside davantage dans la manière dont les personnages vont évoluer à l’intérieur de ce cadre. L’aspect sportif reste bien présent, sans être omniprésent. Les scènes de football sont utilisées pour soutenir le récit plutôt que pour le dominer. Cela permet de maintenir un équilibre entre les enjeux personnels et collectifs. Le football devient alors un moyen d’expression, plus qu’une finalité. Concernant les nouveaux personnages, le temps manque encore pour réellement s’y attacher. Certaines personnalités se dessinent, mais restent en surface. Cela n’a rien de surprenant à ce stade de la saison, mais demande à être approfondi pour éviter une impression de déséquilibre entre anciens et nouveaux.

 

Le ton général oscille entre nostalgie et reconstruction. La série semble consciente de son passé, sans chercher à le reproduire à l’identique. Cette approche peut fonctionner si elle parvient à donner une vraie place à la nouvelle génération, sans se reposer uniquement sur les figures déjà connues. Un autre élément notable concerne l’évolution des personnages historiques. Gabo, en particulier, n’est plus dans la même position qu’auparavant. Son parcours a modifié sa manière d’aborder les situations. Cette évolution apporte une certaine maturité au récit, même si elle reste encore à explorer davantage. Ces deux premiers épisodes posent donc des bases assez claires. 

L’histoire s’oriente vers une reconstruction, à la fois sportive et humaine. L’enjeu principal repose sur la capacité des anciens à transmettre quelque chose aux nouveaux, tout en trouvant leur propre place dans ce contexte. L’ensemble donne une impression de continuité, sans rupture brutale avec ce qui existait auparavant. Le choix de s’appuyer sur une situation de crise permet de relancer l’intérêt, même si ce procédé reste attendu. La suite devra apporter davantage de nuances pour éviter une progression trop linéaire. Après ces deux épisodes, une question reste en suspens : la série parviendra-t-elle à s’émanciper suffisamment pour exister par elle-même ? 

 

Le potentiel est présent, mais dépendra surtout de la manière dont les personnages seront développés et des directions prises par l’intrigue. Le démarrage reste donc encourageant, sans être exempt de limites. L’équilibre entre mémoire et renouveau constitue le véritable enjeu de cette nouvelle version. La suite dira si cet équilibre peut être maintenu sur la durée.

 

Note : 5/10. En bref, un point de départ dans la lignée de la série originale (dont je n’ai vu qu’une vingtaine d’épisodes avant d’abandonner par manque de temps). Si vous aimez le foot et les séries pour ados sud-américaines, alors il y a de quoi se laisser tenter. 

Prochainement sur Disney+

 

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