Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 1. Episode 18 (season finale)

Critiques Séries : NCIS: Origins. Saison 1. Episode 18 (season finale)

NCIS: Origins // Saison 1. Episode 18. Cecilia.

SEASON FINALE

 

La première saison de NCIS: Origins touche à sa fin, et l’épisode 18, « Cecilia », marque un tournant difficile pour la série. C’est un épisode centré sur la perte, sur ce que l’on ne peut pas retenir, même quand on le voudrait de tout cœur. Un moment que l’on pressentait depuis plusieurs épisodes, mais qui n’en reste pas moins douloureux. Et c’est peut-être là que réside la force de cette série : dans sa capacité à raconter des histoires profondément humaines, tout en nous ramenant aux origines du personnage de Gibbs que l’on croyait déjà bien connaître. Depuis le début de cette saison, la série construit doucement mais sûrement une relation entre Gibbs et Lala Dominguez. 

 

Ce lien a pris de l’ampleur avec le temps, sans jamais être précipité, et cet épisode vient y mettre un terme. Pas de manière spectaculaire, mais plutôt avec une sobriété qui correspond bien au ton général de NCIS: Origins. Lala ne fait pas seulement partie d’un arc narratif secondaire ; elle est au cœur de ce que la série veut raconter sur Gibbs : son passé, ses blessures, et ce qu’il a perdu avant même de devenir l’homme que l’on découvrira plus tard dans la série mère. Dans les épisodes précédents, notamment dans « Darlin’, Don’t Refrain » (épisode 17), on sentait déjà un changement de ton. La révélation de l’identité de Sandman, la tension avec le FBI, et la fragilité du personnage de Cliff Wheeler dessinaient un climat plus sombre. 

L’arrivée à l’épisode 18 ne fait que confirmer cette direction. On n’est plus dans une intrigue policière classique, mais bien dans un récit intime, personnel, où les enquêtes servent avant tout de miroir aux émotions et aux conflits intérieurs des personnages. Lala Dominguez n’était pas un personnage que l’on retrouvait dans l’univers NCIS original, et cela suffisait déjà à éveiller les soupçons. En tant que spectateur, on savait que cette histoire n’aurait pas de suite dans le futur de Gibbs. Mais l’on espérait peut-être que la série prendrait un autre chemin. Ce n’est pas le cas. Et ce choix narratif, même s’il est prévisible, n’en est pas moins poignant. 

 

Il ne s’agit pas d’un rebondissement choc destiné à surprendre, mais plutôt d’une étape logique dans le parcours de Gibbs. Ce que l’épisode réussit plutôt bien, c’est de donner du sens à cette perte. La mort de Lala n’est pas simplement une fin brutale ; elle éclaire aussi ce que Gibbs deviendra par la suite. Elle explique, sans jamais trop insister, pourquoi il est aussi secret, aussi marqué. Et pourquoi certaines histoires, comme celle-ci, il ne les raconte jamais. "Cecilia" n’est pas un épisode qu’on regarde pour son suspense ou pour ses retournements de situation. C’est un moment de bascule. Et cela change la dynamique du groupe, surtout en ce qui concerne Gibbs, qui va devoir continuer sans ce pilier discret mais essentiel.

La série devra désormais faire sans Lala, et cela aura forcément un impact sur la suite. Son absence crée un vide narratif, mais aussi émotionnel. C’est une disparition qui va laisser des traces, et on peut espérer que la saison 2 en tiendra compte. Tout comme la perte de certains repères dans l’épisode 17 avait déjà fragilisé l’équilibre de l’équipe, cet épisode marque la fin d’un chapitre bien plus personnel. Il sera intéressant de voir comment NCIS: Origins parvient à se renouveler à partir de cette perte. La série nous a déjà montré qu’elle savait aborder des thématiques complexes sans tomber dans la caricature. 

 

Que ce soit avec les tensions internes du personnage de Wheeler, la relation entre Gibbs et son groupe de vétérans, ou encore les conflits entre les agences (comme avec le FBI récemment), la série prend le temps de développer ses personnages. Il est donc permis d’espérer que ce deuil ne sera pas balayé dans l’épisode suivant. Et que la saison 2 continuera à explorer les répercussions de cette disparition, non pas seulement pour Gibbs, mais aussi pour les autres membres de l’équipe, qui avaient, chacun à leur manière, une relation avec Lala.

 

Note : 7/10. En bref, l’épisode 18 ne cherche pas à choquer ou à impressionner. Il conclut un arc important de manière mesurée, presque pudique. Cela ne plaira pas à tous les spectateurs, et certains regretteront sans doute que le personnage de Lala n’ait pas eu plus de place. Mais ce choix reste cohérent avec ce que la série nous raconte depuis le début : que derrière les enquêtes et les uniformes, il y a des histoires de vie, des deuils silencieux et des choix difficiles.

CBS a renouvelé NCIS: Origins pour une saison 2.

 

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