22 Avril 2025
The Equalizer (2021) // Saison 5. Episode 16. Sins of the Father.
Cela faisait un bon moment que The Equalizer ne m’avait pas autant captivé. Avec cet épisode 16 de la saison 5, la série revient en force et nous rappelle pourquoi elle reste un incontournable du genre. Une intrigue intense, un casting solide (mention spéciale à Titus Welliver en guest), et une Robyn McCall plus en forme que jamais : tous les ingrédients sont réunis pour un épisode qui marque les esprits. Depuis plusieurs épisodes, la série semblait tourner un peu en rond. On avait de bons moments, quelques arcs narratifs intéressants, mais rien de vraiment marquant. Cet épisode, lui, casse cette routine.
Il ne se contente pas d’un cas isolé à résoudre : il plonge Robyn dans un passé qu’elle croyait enterré, avec des répercussions personnelles profondes. Ce qui frappe dès les premières minutes, c’est que Robyn ne joue pas simplement à la justicière de l’ombre. Elle redevient pleinement l’ancienne agente de la CIA qu’elle a été. Et ça, c’est un vrai régal. Cette facette-là de son personnage, qu’on apercevait par bribes dans les saisons précédentes, est ici mise au premier plan. Le fameux "numéro secret", que seule une personne connaissait — Bishop, aujourd’hui décédé — ressurgit, et avec lui, une part d’ombre de son passé.
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Cette incursion dans les ramifications de la CIA rappelle les moments forts de la série, comme ceux autour de Mel et Harry quand leurs propres histoires se mêlaient à leurs missions. Mais ici, l’enjeu est bien plus personnel : il touche à l’identité même de Robyn. L’arrivée de Samantha Reed, personnage charismatique et complexe, ajoute une nouvelle dimension à l’intrigue. Elle n’est pas une simple "victime" ou cliente comme on en a vu tant. Elle est formée, préparée, déterminée. Sa première confrontation physique avec Robyn le montre bien : ce n’est pas une novice. Mais c’est surtout son histoire qui donne tout son poids émotionnel à l’épisode.
Adoptée par Elijah Reed, ancien agent de la CIA lui aussi, Samantha a grandi dans la peur, sur la route, coupée du monde. Elle croyait fuir les services secrets. Elle fuyait en réalité un ennemi bien plus personnel : son père biologique, Alfonso Cardozo, un ancien "atout" de la CIA devenu monstre de guerre. Ce retournement de situation est un vrai coup de maître scénaristique. C’est sans doute ce qui m’a le plus marqué dans cet épisode : la découverte douloureuse de Samantha sur ses véritables origines. On bascule dans une tragédie familiale presque shakespearienne, où la trahison, l’amour et la vengeance s’entrelacent.
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Elijah, malgré tout l’amour qu’il porte à Samantha, lui a menti toute sa vie. Non par cruauté, mais par peur. Par besoin de la protéger. Et pourtant, c’est ce même mensonge qui finit par la mettre en danger. Ce parallèle entre protection et contrôle, entre vérité et mensonge, donne à l’épisode une profondeur psychologique rare pour une série d’action. La scène finale, où Samantha – ou plutôt Delfina, son véritable prénom – fait face à Cardozo, est un sommet de tension. Pas besoin d’un échange de coups spectaculaire : tout se joue dans les regards, les silences, les armes qui tremblent.
La confrontation père-fille est poignante. On sent toute l’ambivalence de Samantha, partagée entre ses blessures et sa quête de vérité. Quand elle tire, ce n’est pas seulement pour survivre. C’est un acte de rupture, de libération. Mais The Equalizer ne se contente pas de clôturer une intrigue. Il ouvre aussi une porte. Avec ce passé enfin derrière elle, Samantha peut choisir sa voie. Et c’est là que Robyn joue un rôle clé. Elle lui tend la main, non comme une sauveuse, mais comme une guide. Une mentor. Le clin d’œil à ce que fait Robyn depuis le début – aider ceux que le système oublie – prend ici une autre dimension.
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Samantha ne reste pas à New York, mais part à Atlanta pour, elle aussi, devenir une justicière à sa manière. Ce 16e épisode est un parfait exemple de ce que The Equalizer peut faire de mieux : mêler action, émotions et enjeux personnels. On est loin des épisodes un peu convenus de la mi-saison. Ici, tout est fluide, puissant, bien construit. Les personnages secondaires sont bien utilisés, les enjeux sont clairs, et l’émotion est palpable sans jamais tomber dans le pathos.
Après quelques épisodes plus classiques, celui-ci est une vraie bouffée d’air frais. Il donne envie de voir jusqu’où la série peut aller. Et s’il marque aussi bien les esprits, c’est parce qu’il touche à ce que The Equalizer a toujours su faire : raconter des histoires humaines, fortes, sous couvert de série d’action.
Note : 8/10. En bref, un épisode qui casse la routine et délivre ce que The Equalizer a pu faire de mieux depuis un bout de temps.
Prochainement sur M6 et M6+
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